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28 nov. 2017

Odeur de brûlé dans le nez

Odeur de brûlé dans le nez

Question
Pourquoi on sent des odeurs de brûlé dans le nez comme si c'est le cerveau qui brûle et pouquoi après la sensation aux odeurs extérieures diminue.

Réponse

Vous avez une sensation d’odeur de brûlé dans le nez et vous souhaitez comprendre pourquoi.

Tout d’abord, sachez que les troubles qualitatifs de l'olfaction ont été définis et classés par l’Institut français de chirurgie du nez et des sinus :
« La cacosmie: est la perception d'une mauvaise odeur effectivement présente dans l'organisme et ressentie par le patient et son entourage. Elle se retrouve dans les pathologies sinusiennes (sinusite infectieuse, aspergillose) mais aussi dans la pathologie amygdalienne, dentaire ou le reflux gastro-œsophagien.
La parosmie: est la modification par le patient d'une odeur habituellement agréable en une odeur désagréable (odeur de brûlé, excréments).
La phantosmie: est la perception par le patient d'une odeur qui n'existe pas. »

www.institut-nez.fr/nez-pathologies-frequentes/perte-d-odorat-14.html

Sur le site e-sante, nous vous invitons à consulter le dossier réalisé sur la perte d’odorat, on y apprend notamment qu’elles peuvent en être les causes :
« Anosmie (perte totale de l'odorat) et hyposmie (diminution de l'odorat)
- Infections, telles que le rhume, la grippe et la sinusite. Les infections sont les causes les plus fréquentes.
- Inflammations des fosses nasales, telles que l'allergie respiratoire, la rhinite aiguë ou chronique, la polypose nasosinusale (formation de polypes - amas de tissus - dans les voies nasales).
- (…)
- Certains médicaments, tels que la codéine, la morphine, la tétracycline, le méthotrexate, le clofibrate et autres, et certains traitements médicaux, tels que la radiothérapie cervicale, la chimiothérapie et l'hémodialyse.
- (…)
- Diabète et grossesse. Chez les diabétiques, les dommages neurologiques peuvent endommager les nerfs de l'olfaction. Chez les femmes enceintes, la congestion nasale peut entraver la fonction olfactive de façon passagère. Dans leur cas, les choses reviennent à la normale après la grossesse.
- Inhalation de produits toxiques, tels que le tabac, le gaz naturel, la poussière de ciment, le goudron, l'essence, le plomb, le zinc, le dioxyde de soufre, le chrome, etc.
- Vieillissement, surtout à partir de 80 ans.
- Cacosmie objective (sensation réelle de mauvaise odeur)
- Corps étranger dans les voies nasales.
- Infections bactériennes.
- Tumeurs nasales nécrotiques surinfectées (bénignes ou malignes). Les tumeurs manquent d'oxygène, s'infectent et détruisent les tissus.
- Atrophie chronique de la muqueuse nasale (ozène) s'accompagnant de croûtes brunes qui tapissent les parois des fosses nasales.
Cacosmie subjective (sensation hallucinatoire de mauvaise odeur) et phantosmie (odeur qui n'existe pas, agréable ou non)
- Troubles mentaux, tels que l'hystérie, la psychose, la schizophrénie, l'hypocondrie, l'anxiété.
- Lésion ou tumeur cérébrale.
- Epilepsie. »

www.e-sante.fr/perte-gout-odorat/causes/symptome-maladie/1351

Enfin, on recense sur l’odorat les différents troubles de l’odorat dont la cacosmie et l’hallucination olfactive :« - la cacosmie est la perception d`une impression olfactive désagréable (parfois objective lorsqu`il y a par exemple une infection du nez ou des sinus, parfois seulement subjective, c’est à dire une distorsion de la sensation normale, ou parosmie). - enfin lorsqu`il y a sans cause réelle perception olfactive précise, on parle d`une hallucination olfactive. »Le médecin précise aussi que : « Chaque fois qu`il y aura des troubles de l’olfaction, il faudra donc savoir: - depuis combien de temps ils existent - et s`ils se sont développés progressivement ou brutalement. - Et rechercher tous les autres signes d’atteinte nasale ou sinusienne : éternuements, prurit, obstruction, écoulement nasal en avant, ou dans l’arrière gorge, douleurs nasales ou sinusiennes. Et leur mode d’évolution parallèle ou non aux troubles de l’odorat. »www.santeweb.com/article-tkcrn16a9ahl7ahh2sqw-l-odorat.html 

Santé : votre nez peut vous dire ce qui ne va pas

Votre nez apprécie les parfums délicats et se fronce lorsqu'il passe à proximité d'odeurs nauséabondes. Mais il est également capable de sentir si vous allez bien ou si vous devriez aller chez le médecin.
Ne plus être capable de bien identifier les odeurs est une caractéristique clinique précoce de la maladie d'Alzheimer, selon une étude de l'école de médecine de Harvard (Etats-Unis). Les personnes qui échouent lors des tests d'évaluation des odeurs ont également un taux plus élevé de plaques amyloïdes dans le cerveau (des protéines révélatrices de la maladie d'Alzheimer). Tout simplement parce que lorsque la maladie commence à toucher les cellules du cerveau, elle s'attaque en souvent aux cellules cruciales pour le sens de l'odorat.

Certaines personnes ont un sens olfactif plus poussé que d'autres et sont capables de percevoir des odeurs que d'autres n'avaient pas senti. Mais sentir une odeur un peu incongrue (comme une odeur de poisson dans un lieu où personne ne fait la cuisine par exemple) pourrait être le signe que l'on est en train de faire un accident vasculaire cérébral. Lors d'un AVC, le flux sanguin vers le cerveau est diminué voire bloqué, cela peut affecter la zone de l'odorat.

Selon l'Académie américaine de neurologie, les hallucinations olfactives sont assez fréquentes et font le plus souvent sentir de mauvaises odeurs mais celles-ci varient souvent d'une personne à l'autre. Mais rassurez-vous : ces hallucinations ne sont pas forcément le signe que vous faites un AVC : cela peut arriver dans beaucoup d'autres circonstances.

Ce n'est pas fréquent mais il est possible d'avoir des hallucinations olfactives (appelées phantosmies) comme aura d'une migraine. Comme pour l'AVC cité plus haut, ce sont souvent des odeurs désagréables qui viennent nous chatouiller les narines et le plus souvent l'odeur de choses qui brûlent ou se décomposent. Cette sensation peut durer entre 5 et 60 minutes. Elle apparaît peu de temps avant la migraine et disparait souvent lorsque les médicaments antidouleurscommencent à faire effet.

Si vous avez la sensation d'avoir perdu le sens de l'odorat et que ce sentiment n'est pas seulement fugace mais que cela dure vraiment, c'est peut-être le signe que vous n'êtes pas en parfaite santé. Des chercheurs de l'Université de Chicago ont constaté que les 40% des personnes âgées qui avaient un odorat modifié et qui ne parvenaient plus à sentir certaines odeurs fortes comme la menthe poivrée, l'orange, la rose, étaient décédées dans les 5 ans qui suivaient. Un mauvais odorat pourrait traduire un mauvais processus de régénération ou de réparation des cellules de l'organisme.

Certaines odeurs du quotidien qui passaient inaperçues viennent soudainement vous chatouiller désagréablement les narines : vous êtes sans doute stressé. Selon des chercheurs américains, le stress trouble à tel point certains mécanismes du cerveau qu'il modifie des parfums neutres en odeurs nauséabondes. Plus on est anxieux, plus les odeurs paraissent repoussantes.

21 nov. 2017

La relocalisation chez les ainés

Le processus de transition, d’un milieu de vie à un autre, chez la personne âgée.
Résultat d’images pour agésLa relocalisation résidentielle pour aînés est souvent synonyme d’un nouveau départ, mais dans quelle direction ? Que ce soit le condo, l’appartement ou la résidence, changer de domicile est un processus de transition qui peut générer un stress important pour la personne âgée. On s’assure de vous transmettre les meilleures pistes.
 Aider à identifier le nouveau domicile : appartement, condo, résidence
Recueillir l’information pertinente aux coûts, aux services, aux disponibilités et aux programmes de remboursement
Planifier les visites aux endroits privilégiés

L’impact de l’isolement social sur la qualité de vie et le bien-être des aînés

L’isolement social des aînés peut être à l’origine d’un manque de cohésion sociale dans les collectivités, de coûts sociaux élevés et de la perte du patrimoine non quantifiable d’expérience transmis par les adultes les plus âgés à nos familles, à nos quartiers et à nos collectivités.
Résultat d’images pour sad elderyLes aînés qui sont isolés sur le plan social sont moins en mesure de participer et de contribuer à la vie communautaire. Or, les aînés profitent de leur bénévolat et de leur participation communautaire, qui leur procurent un sentiment de satisfaction et d’efficacité, et les collectivités profitent du capital social et des services qu’offrent les aînés. Une diminution de la contribution des aînés représente une perte importante pour les organismes, les collectivités et la société.
L’isolement social peut entraîner un affaiblissement des capacités sociales. Par exemple, les aînés [traduction] « qui en viennent à souffrir de dépression, d’anxiété sociale, de solitude, d’alcoolisme et de schizophrénie ont tendance à s’isoler socialement et à être mal à l’aise en présence d’autres personnes. Cette situation peut mener à une atrophie des capacités sociales, en partie parce qu’elles ne servent plus, et en partie en raison de la façon dont les symptômes psychologiques peuvent entraver le comportement social. »
L’isolement social est considéré comme un facteur de risque de maltraitance envers les aînés, ce qui comprend l’abus financier, et peut accentuer la crainte d’un acte criminel ou d’un vol, ce qui rend les aînés encore moins susceptibles de participer aux activités sociales.
En outre, il y a un nombre élevé d’éléments probants qui décrivent le rapport entre la santé et l’isolement social. Le réseau social d’un aîné peut influencer positivement de bonnes habitudes en matière de santé, comme amener avec succès à cesser de fumer ou à rester actif.
À l’inverse, les aînés isolés socialement sont plus à risque d’adopter un comportement négatif pour leur santé, notamment la consommation d’alcool, le tabagisme, un mode de vie sédentaire et l’absence d’une bonne alimentation, sont plus susceptibles de chuter, et ont de quatre à cinq fois plus de risques de se faire hospitaliser. La recherche montre également que l’isolement social est un indicateur de mortalité des suites d’une maladie coronarienne ou d’un accident vasculaire cérébral.
Les incapacités peuvent se révéler encore plus marginalisantes. D’après l’Enquête canadienne de 2013 sur l’incapacité, un peu plus du tiers des Canadiens âgés de 65 ans ou plus vivent avec une incapacité (le pourcentage est en hausse, passant de 26,3 % chez les personnes âgées de 65 ans à 74 ans à 42,5 % chez les personnes âgées de 75 ans et plus). En outre, un grand nombre d’aînés doivent composer avec deux ou plusieurs maladies chroniques (multimorbidité) – environ 29,8 % des adultes âgés de 65 à 79 ans et 37,5 % des adultes âgés de 80 ans ou plus indiquent qu’ils ont deux ou plusieurs affections chroniques .
L’isolement social a également une incidence sur la santé psychologique et cognitive des aînés. Il est associé à des niveaux supérieurs de dépression et de suicide. D’après la recherche, un aîné sur quatre vit avec un problème de santé mentale (comme la dépression, l’anxiété ou la démence) ou la maladie et de 10 % à 15 % des individus âgés de 65 ans ou plus qui vivent au sein de la collectivité souffrent de dépression. Le pourcentage des personnes âgées vivant en établissement qui ont reçu un diagnostic de dépression ou présentent des symptômes de dépression sans diagnostic officiel, qui est plus élevé, se situe à 44 %. Environ 50 % des gens de plus de 80 ans disent se sentir seuls et les hommes âgés de plus de 80 ans présentent le taux de suicide le plus élevé de tous les groupes d’âge.
Les répondants à la consultation en ligne ont fait observer que la santé mentale contribue à l’isolement social et se répercute sur la qualité de vie des gens. Plus précisément, les répondants ont indiqué que l’isolement social augmente le risque de souffrir de problèmes de santé mentale et se répercute sur l’estime de soi et la confiance, ce qui réduit leurs contacts avec les communautés et gêne leur accès aux services de soins de santé, ce qui perpétue leur isolement.

Résultat d’images pour sad elderyFacteurs qui contribuent à l’isolement social des aînés, dont les transitions importantes de la vie

Comprendre comment les aînés deviennent ou demeurent isolés constitue la clé de la réflexion du Conseil. La documentation confirme que plusieurs facteurs de risques augmentent la possibilité que les aînés deviennent socialement isolés. Ces facteurs sont notamment les suivants :
  • vivre seul;
  • être âgé de 80 ans ou plus;
  • avoir un état de santé chancelant, dont de nombreux problèmes de santé chroniques;
  • ne pas avoir d’enfants ou de contacts avec la famille;
  • le manque d’accès au transport;
  • avoir un faible revenu;
  • la modification des structures familiales, la migration des jeunes pour des raisons professionnelles et le fait de laisser pour compte les aînés, et le lieu de résidence (p. ex. en milieu urbain, en milieu rural et éloigné).
De plus, les transitions importantes de la vie, comme la retraite, le décès d’un conjoint ou la perte du permis de conduire, augmentent le risque d’isolement social . Plus les aînés sont confrontés à des facteurs de risque, plus ils sont susceptibles d’être isolés.
Le Conseil a sollicité le point de vue des intervenants et des aînés pour cerner certains des facteurs de risque les plus courants. Les voici :
  • le manque de sensibilisation ou d’accès aux services et programmes communautaires;
  • les craintes, les attitudes ou les stigmates liés au vieillissement (interne et externe) qui empêchent les aînés d’avoir accès à des services et programmes communautaires ou d’être actifs socialement dans leur collectivité;
  • le manque d’options de transport accessibles et abordables a été mentionné à toutes les tables rondes régionales comme l’un des enjeux les plus importants;
  • le manque d’options de logement et de soins abordables et convenables pour répondre aux divers besoins des aînés;
  • la perte du sentiment d’appartenance à la communauté;
  • des problèmes de santé permanents, comme les incapacités;
  • des états invalidants tardifs ou liés à l’âge, comme l’incontinence ou la crainte de tomber lors d’allées et venues;
  • les difficultés liées à la technologie – notamment l’accès et les coûts, la littératie et le degré d’aisance avec les technologies, dont les systèmes téléphoniques (appuyez sur « 1 » pour obtenir du service, etc.), les ordinateurs, les médias sociaux, et d’autres éléments (comme les parcomètres);
  • les transitions de la vie (décès d’un conjoint, déménagement dans un établissement de soins de longue durée ou dans une autre résidence, perte du permis de conduire, etc.).
Certains groupes d’aînés ont également été reconnus comme plus susceptibles d’être isolés socialement, notamment :
  • les aînés qui ont des problèmes de santé physique et mentale (y compris les aînés atteints de la maladie d’Alzheimer ou d’autres types de démence connexes, ou de maladies chroniques multiples);
  • les aînés à faible revenu;
  • les aînés qui sont des proches aidants;
  • les aînés autochtones;
  • les aînés qui sont de nouveaux arrivants au Canada ou les aînés immigrants (problèmes de compétence linguistique, séparation de la famille, dépendance financière envers les enfants, niveaux peu élevés de contacts entre ethnies, discrimination);
  • les aîné(e)s lesbiennes, gai(e)s, bisexuel(le)s ou transgenres.
Quelque 44 % des personnes âgées qui vivent en établissement au Canada ont reçu un diagnostic de dépression ou présentent des symptômes de dépression sans diagnostic officiel et les hommes âgés de plus de 80 ans affichent le taux de suicide le plus élevé de tous les groupes d’âge. Par conséquent, on ne peut ignorer le lien entre la santé mentale et l’isolement social.
Résultat d’images pour sad elderyDe même, des études révèlent que l’absence d’un réseau de soutien social est liée à une augmentation de 60 % du risque de démence et de régression cognitive, tandis que les modes de vie socialement intégrés protègent contre la démence.
Somme toute, l’isolement social peut comporter pour les personnes âgées un certain nombre de conséquences néfastes qui sont souvent difficiles à distinguer des facteurs sous-jacents de risque associés à l’isolement. Les résultats de cette association peuvent être le développement de modèles réciproques et autorenforcés d’isolement social.

Prévenir ou réduire l’isolement social des aînés

Chaque méthode de consultation (tables rondes régionales, rencontres bilatérales, consultation en ligne et table ronde nationale) était distincte et apportait une contribution unique à la compréhension qu’avait le Conseil de la question. Bon nombre des discussions étaient axées sur ce qui est déjà en place pour les aînés et sur de nouvelles mesures qui pourraient être mises en place pour prévenir ou réduire l’isolement social.
Voici un aperçu des thèmes principaux ayant été soulevés. Les pratiques innovatrices actuelles et les approches prometteuses relevées par les participants sont présentées dans des encadrés dans cette section.

Sensibilisation de la société et recherche

Résultat d’images pour autochtones sadÂgisme – Il a été question à chaque table ronde de la nécessité de dissiper les mythes associés au vieillissement et cela demeure une question fondamentale que le CNA examine en fonction de tous ses domaines prioritaires. Les stéréotypes qui dépeignent les personnes âgées comme des êtres faibles et fragiles ou extrêmement vivants et engagés ont été mentionnés comme des inhibiteurs.
Environnement de la collectivité – Les participants à chaque table ronde s’inquiétaient du lien entre l’isolement social des aînés (particulièrement ceux de plus de 65 ans), les changements fondamentaux survenus dans le voisinage et l’évolution des valeurs communautaires au cours des dernières décennies. On convenait généralement de la nécessité de recréer un sentiment d’appartenance à la collectivité pour favoriser les interactions et les liens entre voisins et à l’intérieur de la communauté élargie.
Démence – Les personnes âgées mentionnent que lorsque leurs amis apprennent le diagnostic de démence, leur groupe d’amis rétrécit. Bien que les intervenants aient discuté de manière anecdotique des effets de la démence sur les interactions sociales de la personne et de son conjoint, ils ont également déclaré qu’il faut mieux comprendre les causes et les conséquences sociales de la démence. Les proches aidants des personnes ayant reçu un diagnostic de démence sont également susceptibles d’isolement social en raison des exigences concurrentielles des soins à donner, du travail et des autres obligations.
Les Sociétés Alzheimer du Canada offrent le programme Premier lien qui constitue un service d’intervention précoce conçu pour établir un lien entre les personnes et les familles touchées par la maladie d’Alzheimer ou une autre forme de démence et les services ainsi que le soutien dès que possible après le diagnostic. Un aiguillage officiel par des médecins et des professionnels de la santé permet un contact proactif avec les personnes et les familles. Le programme Premier lien fait en sorte que les personnes et les familles sont rapidement mises en rapport avec des organismes de soutien pendant leur cheminement. (National)
Relations intergénérationnelles – Les participants ont dressé des parallèles entre l’isolement social des personnes âgées et celui des jeunes qui peuvent être intimidés ou harcelés par d’autres. Une programmation intergénérationnelle a été proposée comme un moyen pratique d’aider les deux générations à rompre l’isolement ensemble.
REACH (Regina Education and Action on Child Hunger) et Street Culture Youth ont formé un partenariat pour offrir un service de livraison et un programme de salubrité alimentaire de REACH aux aînés. Les gens de Street Culture Youth, qui apprennent le travail de messager, sont rémunérés pour livrer des repas congelés, des produits frais, du pain, des œufs et d’autres aliments de base à des aînés. Les personnes âgées reçoivent des repas et discutent brièvement avec les jeunes messagers. Cette initiative fait l’objet de commentaires favorables de la part des personnes âgées et les messagers sont invités à appeler REACH si l’une des personnes âgées à qui ils ont livré un repas ne semble pas bien. Le programme aide à établir du respect entre les personnes âgées et les jeunes. (Saskatchewan)
Leadership en matière de solitude – La distinction entre l’isolement social et la solitude a été soulevée à de nombreuses tables rondes régionales. Les participants ont défini l’isolement social comme des contacts de faible quantité et qualité avec autrui tandis que la solitude a été définie comme un état de nature plus subjective (qui prend racine dans la façon dont la personne perçoit la qualité du contact).
La campagne appelée Campaign to End Loneliness est un réseau de plus de 600 organisations nationales, régionales et locales et d’individus qui, par l’action communautaire, de bonnes pratiques, la recherche et l’application de politiques, s’emploient ensemble à créer les bonnes conditions pour alléger la solitude aux stades ultérieurs de l’existence au Royaume-Uni. Lancé en 2011, le réseau est dirigé par cinq organisations partenaires (Age UK Oxfordshire, Independent Age, Manchester City Council, Royal Voluntary Service et Sense). (Royaume-Uni)
Transitions de la vie – Les discussions à plusieurs tables rondes étaient axées sur l’importance de l’examen des transitions de la vie comme éléments déclencheurs de l’isolement social (p. ex. les enfants qui déménagent pour leur travail; l’apparition de problèmes de santé liés à l’âge, la relocalisation, le changement de résidence ou de corésidence (y compris l’institutionnalisation ou l’hospitalisation); le vieillissement au-delà de 80 ans (la diminution du réseau social); le déclin de la santé physique et mentale (déclin fonctionnel, capacité et résilience réduites).
Promotion du vieillissement en santé – Il a été établi que la santé est un facteur déterminant de l’isolement social; il y a donc des avantages à tirer de la promotion du vieillissement actif et en santé. L’activité physique, la saine alimentation, un poids santé, une consommation d’alcool modérée, le fait de ne pas fumer, la réduction du stress et de bonnes habitudes de sommeil sont quelques-uns des comportements sains jugés importants pour permettre aux aînés de maintenir un style de vie sain au fur et à mesure qu’ils vieillissent .

Accès à l’information, aux services et aux programmes pour les aînés

Accès à l’information, aux services et aux programmes – Les participants ont confirmé que les aînés canadiens estiment qu’il est difficile de « naviguer dans le système ». La sensibilisation et l’accès à l’information, aux programmes ou aux services appropriés ont également été désignés comme obstacles à l’inclusion ou à la satisfaction des besoins sociaux de base.
Le 211 est la principale source d’information au Canada sur les services sociaux et de santé gouvernementaux et communautaires. Le service 211 utilise une ligne téléphonique et un site Web pour mettre les gens en lien avec l'information et les services appropriés et aide les gens à s’y retrouver parmi la panoplie de services sociaux offerts, rapidement et aisément. (National)
Le site Web aines.gc.ca est un centre d'information pour les aînés, leur famille, les fournisseurs de soins et les organismes de services de soutien. Il fournit des renseignements aux aînés sur les prestations et les services des gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux et de certaines administrations municipales et sur d'autres sujets comme les finances, le logement, la santé et le bien-être. Le site aines.gc.ca fait la promotion des initiatives fédérales axées sur les aînés et soutient les efforts continus du gouvernement pour encourager les aînés à rester actifs, engagés et informés. Le site propose aussi des liens vers d’autres portails tels que le Portail vieillissement optimal de McMaster, qui a pour but de fournir aux professionnels et au grand public de l’information basé sur des données. (National)
Sensibilisation, programmes de contrôle, et registres communautaires – Les participants ont confirmé qu’une approche « réactionnelle » est déjà en place pour répondre aux besoins des individus isolés socialement, dont bon nombre ne sont désignés ou soutenus qu’après une crise. Les intervenants croient qu’il faut davantage de sensibilisation : il importe que les travailleurs de première ligne « cognent aux portes » . De plus, les programmes sont plus efficaces lorsque accessibles en offrant des services de transport ou en mettant en place des points de service dans des secteurs situés à proximité des aînés. Les participants ont relevé que des partenariats innovateurs comme des programmes de contrôle connaissent du succès.
Partage de pratiques prometteuses – Les fournisseurs de service ont souligné l’importance d’apprendre d’autrui et de promouvoir le transfert de connaissances sur les pratiques et les initiatives à succès. Des participants ont également demandé du soutien pour favoriser l’établissement de liens entre les organismes, par exemple dans des conférences ou des symposiums qui permettraient aux praticiens d’échanger de l’information et d’apprendre des autres.

Mesures de soutien, capacité communautaire et inclusion

Vieillissement chez soi – Comme les personnes âgées demeurent à la maison plus longtemps, les services de soins à domicile (repas, visites amicales, entretien de la maison, réparations, soins de santé, etc.) sont très en demande. Les participants ont mentionné le rôle que les professionnels des soins de santé peuvent jouer dans l’identification de personnes âgées socialement isolées en reconnaissant les signes de dépression, les problèmes de santé mentale et le déclin cognitif.
HouseCalls, un programme sans but lucratif unique de soins de santé primaires dirigé de concert par le Dr Mark Nowaczynski, directeur clinicien, et par Sprint Senior Care, principal organisme administratif, offre aux personnes âgées fragiles et retenues à la maison des soins de santé interdisciplinaires dirigés par un médecin et par une équipe interprofessionnelle très intégrée. HouseCalls offre des soins médicaux primaires à domicile complets et continus, ainsi que des services d’ergothérapie, de physiothérapie, d’assistance sociale et de mise en relation avec des services de soutien aux personnes âgées vivant chez elles et souffrant de faiblesses physiques, cognitives et sociales. Le programme prend ainsi soin des personnes dont les besoins ne peuvent pas être comblés au moyen des services primaires traditionnels offerts en cabinet. En outre, HouseCalls et ses partenaires collaborent étroitement avec les hôpitaux et d’autres fournisseurs de soins de santé pour favoriser la continuité des soins axée sur le client, notamment au cours des transitions entre fournisseurs de soins – ce qui réduit le nombre de réadmissions, d’hospitalisations et d’admissions pour des soins de longue durée, tout en préservant l’indépendance chez soi. (Ontario)
Collaborations et partenariats sociaux – Compte tenu de la complexité et de l’ampleur de l’isolement social, les participants se sont montrés intéressés par des approches concertées qui réunissent les principaux intervenants, regroupent les programmes et offrent une approche pluridisciplinaire.
Le programme Niagara Gatekeepers comprend deux outils clés : une ligne téléphonique d’aiguillage et l’éducation du public. Les gardiens sont des membres de la collectivité, dont des voisins, amis, membres de la famille ainsi que des employés des services de première ligne (comme les caissiers dans les banques, les commis d’épicerie, les pharmaciens, les employés des services postaux, les services de livraison des journaux, etc.) qui peuvent repérer des signes d’isolement ou de danger potentiel. Les membres de la collectivité peuvent appeler pour contribuer à mettre en contact les personnes âgées vulnérables avec les programmes et les services. Les renvois vers la ligne téléphonique Niagara Gatekeeper sont acheminés à l’un des organismes partenaires qui, à son tour, communique avec la personne âgée et contribue à mettre des services en place pour aider les personnes âgées à demeurer en sécurité et autonomes à la maison le plus longtemps possible. Le programme préconise la sensibilisation et l’aiguillage dans le cadre de séances d’information à l’intention du public et en s’associant à des entreprises et des organismes de services de première ligne. (Ontario)
Programmation communautaire et financement – Les programmes de financement ont été vantés en tant que sources précieuses de financement pour le démarrage de programmes ayant pour but de prévenir et d’alléger l’isolement social. Les participants ont également reconnu l’importance de développer et de mettre en place des services et des programmes novateurs et durables et de partager de l’information sur les modèles à succès afin d’inspirer d’autres organisations. En outre, les participants étaient très intéressés à faire participer les personnes âgées à l’élaboration de leurs politiques sur les programmes de financement et la programmation communautaire.
Le programme Camp Sunshine, mis en place par les Centres Sunshine pour les personnes âgées, offre des activités sociales, récréatives et de promotion de la santé pour les personnes âgées fragiles et actives, ainsi que pour les personnes handicapées qui vivent dans l’île Ward. Au sein de la collectivité, les personnes âgées n’ont presque pas d’occasions abordables de participer à un programme d’activités extérieures dans un milieu naturel. De nombreuses personnes âgées ne peuvent se permettre des vacances dans un chalet ou n’ont pas accès à des moyens de transport pour prendre de telles vacances. Les personnes âgées qui séjournent dans des établissements de soins de longue durée n’ont pas non plus accès à des activités récréatives extérieures l’été. Le Camp Sunshine offre à de nombreuses personnes âgées les seules vacances estivales qu’elles ont. (Ontario)
Participation au marché du travail des travailleurs âgés – Les aînés eux-mêmes et la société en général profitent du vieillissement actif, qui se traduit dans de nombreux cas par le maintien des aînés au sein de la population active. Bon nombre d’aînés veulent continuer à travailler. Il est par conséquent avantageux de veiller à ce qu’ils soient engagés et productifs. Il existe malheureusement des obstacles à la participation des travailleurs âgés au marché du travail.  Les participants ont confirmé la nécessité de surmonter ces obstacles, comme les rapports précédents du Conseil l’exposent.

Obstacles intrinsèques et extrinsèques à la participation

Environnements adaptés aux personnes âgées – Les participants ont salué la valeur des initiatives sur les collectivités amies des aînés qui sont déjà en place au Canada et dans le monde entier. Ce modèle, élaboré par l’Organisation mondiale de la Santé de concert avec le gouvernement du Canada, couvre huit domaines clés de la vie communautaire qui permettent aux aînés ayant des capacités et des besoins variés de vivre en sécurité et en bonne santé et de participer pleinement à la société. Ce sont le transport, le logement, la participation sociale, le respect et l’inclusion sociale, la participation communautaire et l’emploi, la communication et l’information, le soutien communautaire et les services de santé, ainsi que les espaces extérieurs et les immeubles. Les collectivités amies des aînés offrent des occasions non seulement aux aînés, mais également à l’ensemble de la collectivité.
Le titre « Ville amie des aînés » (VADA) est donné à une ville qui veille, avec la collaboration des autres ressources de son milieu, au bien-être des aînés. En 2008, la ville de Sherbrooke a mis sur pied un comité VADA afin d'explorer de nouvelles façons d'améliorer la qualité des services et de favoriser un mode de vie sain et actif. En 2009, la ville de Sherbrooke, tout comme 6 autres municipalités, a reçu la toute première reconnaissance « Ville amie des aînés » au Québec. Pour développer la culture du civisme et de la bienveillance envers les aînés, le comité VADA de la ville de Sherbrooke a créé une trousse de formation destinée au personnel des commerces sherbrookois afin qu'il adopte une attitude respectueuse et bienveillante à l'égard des personnes aînées. Les valeurs mises de l'avant sont le respect, l'accueil, l'écoute et l'attention. (Québec)
Milieu bâti – Le milieu bâti peut en lui-même constituer un obstacle à la participation sociale. Les participants ont constaté la réticence de plusieurs personnes âgées à faire des marches, à participer à des activités communautaires ou à exécuter des tâches de routine à l’extérieur de la maison en raison de leur milieu physique. Même l’accès limité aux installations sanitaires publiques  peut limiter ou inhiber certaines personnes, surtout celles qui sont aux prises avec certaines formes d’incontinence. Les toilettes publiques accessibles peuvent donc devenir un moyen d’améliorer l’intégration sociale et l’engagement des aînés.
La Great British Public Toilet Map aide les gens à trouver la toilette publique la plus proche. Présenté par Gail Ramster, l’associée de recherche du British Design, et Jo-Anne Bichard, chargée de recherche principale de la Helen Hamlyn Centre for Design au Royal College of Art de Londres, le site Web a été mis au point dans le cadre du projet Tackling Ageing Continence through Theory Tools and Technology. (Royaume-Uni)
Soins donnés par des proches aidants – Le fait d’être un proche aidant résidant avec le bénéficiaire des soins a été relevé comme un facteur majeur de l’isolement social. Les aînés offrant des services de soins à d’autres aînés ou à des membres de la famille peuvent se sentir isolés. Même si les proches aidants ont accès à des groupes de soutien, la question qui se pose est fréquemment la suivante : « qui prendra soin de la personne pendant que je fréquente le groupe de soutien? » Les participants ont noté la tension que les soins à donner peuvent imposer sur la santé et la vie professionnelle du proche aidant aîné et les risques en jeu si le proche aidant tombe malade.
Obstacles culturels – Les obstacles culturels peuvent également faire augmenter le risque d’isolement social chez les immigrants âgés au Canada, tout comme les responsabilités familiales de certains immigrants âgés. Par exemple, les personnes âgées immigrantes qui s’occupent de leurs petits-enfants peuvent devenir trop occupées pour s’intégrer culturellement, pour apprendre une langue ou pour prendre part à la vie communautaire.
La Regina Open Door Society (RODS) offre le Welcoming Community for Newcomers Program, qui aide les nouveaux arrivants à se familiariser avec leur collectivité, à constituer des réseaux sociaux de soutien et à améliorer leurs objectifs. Le programme jumelle les nouveaux arrivants avec des bénévoles communautaires qui sont des résidents établis dans la collectivité et connaissent bien leur système social, d’éducation, d’emploi et de loisirs local. La RODS, en partenariat avec la Regina Public School Board, la Regina Catholic School Board et le Conseil des écoles fransaskoises, met également à disposition le Newcomer Welcome Centre, un guichet unique à l’intention des nouveaux arrivants qui ont besoin de renseignements sur l’établissement, de recommandations et d’évaluations. (Saskatchewan)
Langue – Des obstacles liés à la langue ont été mentionnés comme représentant des entraves à l’inclusion sociale et à la participation des aînés. Les participants ont indiqué que les individus ont de la difficulté à trouver des établissements de soins et des programmes sociaux qui peuvent les servir dans la langue de leur choix. Il est mentionné que les gens qui, jeunes, étaient heureux de déménager pour le travail ou les études dans des communautés de langue officielle en situation minoritaire peuvent préférer, à un âge avancé, les régions où ils peuvent obtenir des services dans une langue de leur choix. Toutefois, le fait de quitter une communauté et un réseau établis peut donner lieu à de l’isolement.
Teslin, une collectivité rurale du Yukon, construit son propre complexe pour personnes âgées comportant de petits appartements et une grande salle commune ayant pour but de favoriser la socialisation. Le Teslin Tlingit Council prend part à tous les aspects du développement du complexe pour personnes âgées, du développement à l’approbation finale de la conception. (Yukon)
Habitation et logements – Quelque 85 % des Canadiens âgés de plus de 55 ans souhaitent demeurer dans leur résidence actuelle le plus longtemps possible. D’autres, toutefois, choisissent ou se retrouvent dans des logements qui offrent certains services de soutien. Les participants ont mentionné l’incidence des types de logement sur l’isolement social. Les gens peuvent être isolés et se sentir seuls même dans de grands complexes d’appartements, et particulièrement dans les immeubles qui ne possèdent pas de carrefours sociaux centralisés.
La pénurie de lits de soins de longue durée financés publiquement, le coût de la vie dans des établissements privés, et les écarts dans la réglementation d’une administration à une autre constituaient certaines des préoccupations soulevées par les participants. En raison des pénuries ou de la rareté des options abordables, certains aînés doivent accepter des lits dans des établissements qui se trouvent à l’extérieur de leur collectivité, qui n’acceptent pas les animaux de compagnie, qui n’offrent peut-être pas de services dans la langue de leur choix ou qui ne répondent pas à leurs besoins culturels.
La disparité des besoins dans les établissements de soins possibles peut accroître le risque d’isolement social. Il convient tout particulièrement de noter que les établissements adaptés à la culture des Premières nations et des Métis sont rares et éloignés les uns des autres.
Les aîné(e)s lesbiennes, gai(e)s, bisexuel(le)s ou transgenres (LGBT) – Les participants à de nombreuses tables rondes ont soulevé les vulnérabilités et les besoins spécifiques des aîné(e)s lesbiennes, gai(e)s, bisexuel(le)s ou transgenres (LGBT). À ce jour, bon nombre des aînés LGBT n’ont pas divulgué publiquement leur orientation sexuelle, mais la première génération qui est sortie du placard approche de la retraite. Les participants ont mentionné que les homosexuels âgés sont confrontés à une double discrimination — celle de l’âge et de l’orientation sexuelle — dans de nombreux domaines : les soins de santé, les soins à domicile, les affaires juridiques et les loisirs.
En partenariat avec Gai Écoute, la Fondation Émergence offre un programme d’information et de sensibilisation aux réalités auxquelles les aîné(e)s lesbiennes, gai(e)s, bisexuel(le)s ou transgenres (LGBT) et les personnes qui travaillent avec eux sont confrontés. « Pour que vieillir soit gai » est conçu pour habiliter les personnes qui travaillent régulièrement avec les aîné(e)s gai(e)s à assurer un environnement exempt d’homophobie. (Québec)
Santé mentale – Un participant a résumé le lien entre l’isolement social et les problèmes de santé mentale en le qualifiant de « cercle vicieux ». Les aînés isolés peuvent devenir dépressifs ou développer d’autres problèmes physiques ou de santé mentale. Par ailleurs, il arrive fréquemment que les aînés qui ont des maladies mentales ou d’autres problèmes de santé mentale ne demandent pas ou sont incapables de demander l’aide dont ils ont besoin, ce qui les isole davantage. Le double stigmate de la maladie mentale et du vieillissement a été soulevé comme élément qui amplifie les risques de vulnérabilité.
L’Association canadienne pour la santé mentale gère le programme Volunteers in Partnership, un programme individuel d’appariement entre des bénévoles et des adultes atteints de maladie mentale, qui favorise la poursuite des objectifs sociaux et récréatifs. Ce modèle pourrait être adapté et appliqué aux aînés. (National)
Mobilité – La mobilité englobe non seulement la participation à la société (p. ex. être capable de conduire ou avoir accès à des transports en commun) et l’activité physique des adultes âgés, mais également l’exécution de certaines manœuvres comme marcher ou monter des marches et la réalisation d’activités essentielles à la vie quotidienne. L’un des aspects importants de la mobilité au sein de la collectivité peut tout simplement consister à « emmener les aînés à destination » par des moyens de transport accessibles et abordables. Cet aspect a été désigné comme l’un des facteurs clés influençant la capacité des aînés de participer à des programmes communautaires. Outre les obstacles extrinsèques à la mobilité, aux aides et aux milieux physiques, les adultes âgés font également face à des obstacles intrinsèques, comme la crainte de tomber et les handicaps moteurs.
L.I.N.K.S. (Live Independently and Keep Social) est un groupe de bénévoles qui appuient les adultes âgés isolés en les aidant à demeurer impliqués dans leur collectivité. Des bénévoles sont jumelés à des aînés et les aident dans leurs activités récréatives et sociales, d’inscription et de transport jusqu’à ce qu’ils aient suffisamment de confiance pour participer de façon indépendante. Les recommandations proviennent de personnes, de membres de la famille, d’amis et de la communauté médicale, ce qui crée un filet de sécurité communautaire pour les aînés isolés ou pour ceux qui risquent de souffrir d’isolement social. (Colombie-Britannique)
Vie urbaine et vie rurale ou en régions éloignées – Bien que les facteurs de risque touchant les personnes âgées en milieu rural ou en milieu urbain diffèrent, les participants ont établi que les deux groupes courent un risque d’isolement social. Par exemple, les aînés autochtones qui résident dans des régions éloignées et qui ont certains problèmes de santé courent un grand risque d’isolement social lorsqu’ils doivent se relocaliser pour recevoir des traitements. Par ailleurs, l’isolement social des aînés qui vivent en milieu urbain peut être lié à des problèmes de logement ou à des milieux communautaires.
Technologie – La technologie, qui représente un outil fantastique pour aider les gens à demeurer branchés, n’est ni accessible ni adoptée par tous. Certains participants ont mentionné que les coûts liés à un ordinateur, à l’accès à Internet et au service téléphonique ne sont pas à la portée de certains aînés. D’autres aînés ne sont pas à l’aise avec les technologies de communication.
Le Technologies for Aging Gracefully Lab (laboratoire des technologies pour bien vieillir-TAGlab) de l’Université de Toronto, fondé en 2008, conçoit des appareils, des logiciels, des systèmes et des expériences qui soutiennent le vieillissement tout au cours de la vie dans le but de favoriser un sentiment de collectivité, d’identité et d’autonomie pour les usagers. L’équipe de TAG croit que de la technologie bien conçue peut contribuer à améliorer la qualité de vie des aînés tout en réglant les problèmes sociaux et psychologiques courants auxquels font face les personnes âgées. (Ontario)


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Culture :


maisonL’autre maison est le premier long métrage de Mathieu Roy (Surviving Progress, François Girard en trois actes), produit par Roger Frappier et Félize Frappier (production Max Films, distribution TVA Films). C’est un drame familial qui raconte la vie d’une famille québécoise secouée par une maladie malheureusement très commune : l’Alzheimer.
Plus d’un demi-million de Canadiens souffrent d’Alzheimer. La Société Alzheimer du Canada prévoit que dans 25 ans, 2,8% de la population canadienne en sera atteint, nécessitant annuellement 756 millions d’heures de soins fourni par des aidants naturels. Henri (Marcel Sabourin) souffre d’Alzheimer; ses fils, Éric (Émile Proulx-Cloutier) et Gabriel (Roy Dupuis), ne s’entendent pas sur les meilleurs soins à lui apporter. Henri vit face à un lac splendide avec son fils Éric qui prend soin de tous ses besoins quotidiens. Malgré les paysages enchanteurs et les bons soins de son fils Éric, Henri fugue quotidiennement de la maison. Il est à la recherche de sa maison, l’autre maison…. Son fils Gabriel est un reporter qui parcourt les zones de conflits armés. Gabriel est tiraillé entre deux mondes ayant des besoins bien différents. Le conflit armé a besoin de lui comme reporter pour informer la population. En même temps, son père a besoin de lui pour faire face à la tyrannie de la quotidienneté et des besoins vitaux, dans ce nouveau monde où la démence élimine tout repère. Gabriel souhaiterait placer Henri en résidence pour s’assurer de son bien-être, pour délester Éric de ses obligations et pour permettre l’avancement de sa propre carrière.
Cet hommage plein de tendresse au père du réalisateur décédé de la maladie d’Alzheimer illustre très bien une grande difficulté pour les familles québécoises : déterminer le meilleur milieu de vie pour leurs proches. Quel est donc le meilleur milieu de vie disponible pour Henri; auprès de son fils Éric ou en résidence?
Gabriel visite une résidence avec Henri en espérant pouvoir déceler l’approbation ou l’assentiment de son père. Devant l’incapacité de prendre une décision éclairée concernant le choix de son milieu de vie, il revient à ses fils de prendre cette décision. Ce film souligne les difficultés associées au soi-disant consentement dans un contexte de démence. Gabriel croit que son père pourra tout de même donner son accord à une relocalisation dans une résidence. Éric, qui vit quotidiennement auprès de son père, sait à quel point celui-ci n’est plus en mesure de prendre des décisions pour les petites choses du quotidien. On demande donc aux fils de faire un jugement substitué en se prononçant sur ce qu’Henri aurait voulu dans cette situation. Est-ce que les fils doivent considérer les souhaits et les valeurs de leur père tel qu’il était auparavant, ou tel qu’il est maintenant? Les critères de qualité de vie fluctuent pour un individu dans le cours de la maladie, quels sont les indices qu’Henri donne pour exprimer son bien-être et son bonheur? Gabriel et Éric doivent également décider du meilleur intérêt d’Henri, basé sur une évaluation de sa qualité de vie et des inconvénients associés à chaque option.
Le film illustre les tensions bien réelles, car l’analyse des deux fils concernant le meilleur milieu de vie pour Henri diffère. Éric plaide qu’Henri a besoin de visages familiers, de lieux communs, de routines. Ceci sera possible uniquement à la maison avec ses proches. Par contre, Henri fugue quotidiennement, il y a donc un risque imminent qu’il se perde ou qu’un incident plus grave se produise. Gabriel, conscient de ces risques et de la fatigue de son frère, croit que l’option la plus sécuritaire est une résidence.
Actuellement, les résidences québécoises ne sont pas exemptes de scandales. En janvier 2009, M. Wilson est mort à 94 ans après s’être ébouillanté dans sa baignoire au CHSLD. Il tentait de se relever suite à une chute et s’est agrippé au robinet d’eau chaude. En décembre 2009, M. Gibeau est décédé après qu’un préposé aux bénéficiaires ait débranché le système d’appel sans assurer la surveillance des usagers dans une ressource intermédiaire. En 2010, Mme Brykowycz meurt dans une résidence privée suite à l’aggravation de plaies de lit, alors qu’une autre dame décède en CHSLD en lien avec des contentions. Malheureusement, ces cas ne semblent pas être isolés. Alors, quoique Gabriel veut bien faire et protéger Henri en le relocalisant dans une résidence, Henri pourrait être une autre victime silencieuse du système.
Dans les dernières années, devant les problèmes associés au système de santé public, la privatisation semble avoir été la réponse dominante. La privatisation répond à une idéologie de libéralisme économique où le privé est présumé pouvoir mieux contenir les dépenses grâce à la compétition des marchés, la libération des contraintes bureaucratiques et à la surveillance des actionnaires qui sont à la recherche de profit. Par contre, la quête du profit peut avoir un impact humain dramatique si elle incite les institutions à adopter des comportements allant à l’encontre de la qualité des soins offerts aux bénéficiaires. Est-ce que le discours économique masque l’évidence?
On nous dit qu’avec la privatisation basée sur les principes du marché et de la concurrence, tout le monde est gagnant. Le partenaire privé fait du profit, le gouvernement limite ses dépenses tout en offrant une plus grande accessibilité à la population. Mais, l’évidence est la suivante : tout le monde gagne, sauf le patient qui y perd. Madame Brykowycz, Messieurs Wilson et Gibeau y ont perdu la vie. Ceci soulève un point majeur: est-ce que les résidences privées et publiques québécoises actuelles sont les mieux adaptés aux besoins et au bien-être des ainés québécois et de leurs aidants?
L’autre maison illustre clairement les conséquences directes du désengagement de l’État dans les soins aux aînés. Il augmente le fardeau des aidants naturels en les mettant devant un choix impossible – opter pour une relocalisation ou créer eux-mêmes un environnement favorable aux dernières années de vie de leur proche, avec une aide bien limitée de la part des soins communautaires. Ces aidants doivent mettre leur carrière de côté, et y laissent parfois leur santé. Devant ce drame, chaque famille aura son propre cheminement, selon les forces et les capacités de chacun, et selon le sens que prendra la maladie pour eux.
Il est encore temps de revoir nos modèles de soin et de bâtir une nouvelle richesse collective avec des milieux de vie innovateurs pour les individus souffrant d’Alzheimer. L’autre maison est un hommage à une famille qui s’est impliquée et qui a su mobiliser ses ressources. L’autre maison est aussi un appel à l’action : Quelles maisons sommes-nous en train d’imposer à nos proches?

16 nov. 2017

10 organes dont on peut se passer pour vivre

Cancer, maladie de Crohn, fibromes... Certaines maladies peuvent entraîner l'ablation d'organes. Voici ceux qui ne sont pas vitaux et les conséquences quand on doit vivre sans, avec le Dr Pauline Morel, généraliste.

1 - On peut vivre sans estomac

Il est possible de vivre sans estomac, l'organe le plus proche du tube digestif.
Dans quels cas ? En cas de cancer ou quand on cherche à perdre du poids, un chirurgien peut procéder à une ablation partielle ou totale (plus rare) de l’estomac.
Les conséquences : Le médecin relie alors directement l’œsophage à l’intestin grêle. "Le patient peut avoir des difficultés à s’alimenter et ne pourra pas absorber certains nutriments. Il devra compenser par voie orale" souligne Pauline Morel.

2 - On peut vivre sans anus

On voit mal comment on pourrait s'en sortir sans anus.
Et pourtant, des alternatives existent en cas d'ablation.
Dans quels cas ? L’anus et le rectum peuvent être endommagés par une maladie inflammatoire du côlon, une rectocolite hémorragique, la maladie de Crohn, ou bien porteurs d’un cancer épidermoïde ou du bas rectum. Dans ces cas là, on peut procéder à l’ablation totale de l’anus et/ou du rectum.
Les conséquences : "La fin du côlon est alors abouché à la peau et les selles s’évacuent par une poche au niveau du ventre", explique le Dr Morel.

3 - On peut vivre sans vessie

Aussi incroyable que cela puisse paraître, l'homme peut se passer de vessie... s'il compense par certains dispositifs.
Dans quels cas ? En cas de cancer, la vessie peut être retirée.
Les conséquences : Pour compenser cette perte, "on pratique une dérivation urinaire de type Bricker, qui forme un conduit dirigeant les urines à l’extérieur où elles s’écoulent par une poche", explique la généraliste.

4 - On peut vivre sans rate

On peut vivre sans rate (qui se situe au niveau du flanc gauche sous le diaphragme), mais cela entraîne un risque infectieux important car cet organe joue un grand rôle dans notre système immunitaire.
Dans quels cas ? "L’organe peut se rompre lors d’un traumatisme ou être ôté suite à un dérèglement hématologique issue d’une drépanocytose, par exemple", explique le Dr Pauline Morel.
Les conséquences : Dans les premiers temps suivant l'ablation, le patient doit généralement compenser par la prise d’antibiotiques. Les choses peuvent varier si l'ablation concerne un adulte ou un enfant.
Et l’expression "courir comme un dératé" ? Elle vient de l’antiquité ! Les Grecs et Romains pensaient que la rate était à l’origine du point de côté et qu’en l’enlevant, ils pourraient courir mieux et plus vite.

5 - On peut vivre sans pénis

Et oui messieurs, cela peut paraître difficilement concevable, mais les hommes peuvent réellement vivre sans pénis.
Dans quels cas ? Un cancer peut nécessiter l’ablation totale ou partielle du pénis.
Les conséquences : "Il est possible de vivre sans verge mais cela nécessite une chirurgie réparatrice pour fixer une voix urinaire sur la peau", explique le Dr Morel.

6 - On peut vivre sans côlon

Même si cela peut entraîner quelques difficultés digestives, il est possible de se séparer entièrement du gros intestin.
Dans quels cas ? En cas d’une très grosse tumeur, d’obstruction intestinale, d’importants facteurs de risque de cancer colorectal, de rectocolite hémorragique, de maladie de Crohn... le côlon peut être retiré partiellement ou en entier.
Les conséquences : "On peut vivre sans côlon mais cela nécessite une opération chirurgicale réparatrice pour rattacher l’intestin grêle au rectum", souligne le Dr Pauline Morel. Le patient peut être amené à porter une poche extérieure pour recueillir les selles, celles-ci ne pouvant se déplacer normalement vers l’anus.

7 - On peut vivre avec un poumon en moins

Un seul poumon serait suffisant pour assurer tout le travail respiratoire.
Dans quels cas ? Cancer des poumons (tumeur), causes infectieuse graves, mucoviscidose. Les poumons, trop endommagés, peuvent être amputés en partie. "On peut enlever un ou plusieurs lobes pulmonaires (lobectomie) – il en existe trois à droite, deux à gauche – et potentiellement n’avoir plus qu’un seul poumon", indique le Dr Pauline Morel, généraliste.
Les conséquences : Cela impacte mécaniquement la capacité respiratoire, car il y a moins d’alvéoles, moins de bronches, et la faculté du poumon à oxygéner le sang est réduite. "Mais le poumon restant peut apprendre à compenser et devient progressivement plus performant jusqu’à retrouver en grande partie les capacités respiratoires initiales."

8 - On peut vivre avec un rein en moins

Il est tout à fait possible de ne vivre qu’avec un seul rein sur les deux.
Dans quels cas ? " Le déficit peut être génétique, venir d’une ablation à cause d’une tumeur rénale, ou bien parce que la personne à été donneur", explique le Dr Pauline Morel.
Les conséquences : "Un seul rein filtre aussi bien le sang que deux reins. Les problèmes sont plus liés aux potentielles maladies : pyélonéphrite (infection bactérienne du rein), calculs rénaux... qui peuvent abîmer le seul rein restant."

9 - On peut vivre sans utérus

L'utérus a un rôle essentiel dans la fonction reproductrice de la femme.
Certaines d'entre elles peuvent cependant être amenées à subir une hystéréctomie ou ablation de l'uérus.
Dans quels cas ? En cas de cancer, d’endométriose ou de fibromes dans la muqueuse utérine. Il est possible d'ôter en même temps les ovaires.
Les conséquences : Dans les deux cas, les organes ne sont pas nécessaires pour vivre mais s'en priver entraînera directement la ménopause.

10 -On peut vivre sans thyroïde

La thyroïde régule une grande partie du système hormonal humain.
Pourtant, si l'on compense avec le bon traitement, on peut vivre sans.
Dans quels cas ? L’ablation de la thyroïde peut être effectuée à la suite d’un cancer ou d’une dysfonction de l’organe.
Les conséquences : "Le patient peut vivre sans sa thyroïde s’il prend un traitement substitutif à vie, pour recréer les hormones", prévient le Dr Morel. Ceux-ci sont en effet indispensables : ils régulent le rythme cardiaque, le mémoire, l’aspect de la peau...



Odeur de brûlé dans le nez

Odeur de brûlé dans le nez

Question
Pourquoi on sent des odeurs de brûlé dans le nez comme si c'est le cerveau qui brûle et pouquoi après la sensation aux odeurs extérieures diminue.

Réponse

Vous avez une sensation d’odeur de brûlé dans le nez et vous souhaitez comprendre pourquoi.

Tout d’abord, sachez que les troubles qualitatifs de l'olfaction ont été définis et classés par l’Institut français de chirurgie du nez et des sinus :
« La cacosmie: est la perception d'une mauvaise odeur effectivement présente dans l'organisme et ressentie par le patient et son entourage. Elle se retrouve dans les pathologies sinusiennes (sinusite infectieuse, aspergillose) mais aussi dans la pathologie amygdalienne, dentaire ou le reflux gastro-œsophagien.
La parosmie: est la modification par le patient d'une odeur habituellement agréable en une odeur désagréable (odeur de brûlé, excréments).
La phantosmie: est la perception par le patient d'une odeur qui n'existe pas. »

www.institut-nez.fr/nez-pathologies-frequentes/perte-d-odorat-14.html

Sur le site e-sante, nous vous invitons à consulter le dossier réalisé sur la perte d’odorat, on y apprend notamment qu’elles peuvent en être les causes :
« Anosmie (perte totale de l'odorat) et hyposmie (diminution de l'odorat)
- Infections, telles que le rhume, la grippe et la sinusite. Les infections sont les causes les plus fréquentes.
- Inflammations des fosses nasales, telles que l'allergie respiratoire, la rhinite aiguë ou chronique, la polypose nasosinusale (formation de polypes - amas de tissus - dans les voies nasales).
- (…)
- Certains médicaments, tels que la codéine, la morphine, la tétracycline, le méthotrexate, le clofibrate et autres, et certains traitements médicaux, tels que la radiothérapie cervicale, la chimiothérapie et l'hémodialyse.
- (…)
- Diabète et grossesse. Chez les diabétiques, les dommages neurologiques peuvent endommager les nerfs de l'olfaction. Chez les femmes enceintes, la congestion nasale peut entraver la fonction olfactive de façon passagère. Dans leur cas, les choses reviennent à la normale après la grossesse.
- Inhalation de produits toxiques, tels que le tabac, le gaz naturel, la poussière de ciment, le goudron, l'essence, le plomb, le zinc, le dioxyde de soufre, le chrome, etc.
- Vieillissement, surtout à partir de 80 ans.
- Cacosmie objective (sensation réelle de mauvaise odeur)
- Corps étranger dans les voies nasales.
- Infections bactériennes.
- Tumeurs nasales nécrotiques surinfectées (bénignes ou malignes). Les tumeurs manquent d'oxygène, s'infectent et détruisent les tissus.
- Atrophie chronique de la muqueuse nasale (ozène) s'accompagnant de croûtes brunes qui tapissent les parois des fosses nasales.
Cacosmie subjective (sensation hallucinatoire de mauvaise odeur) et phantosmie (odeur qui n'existe pas, agréable ou non)
- Troubles mentaux, tels que l'hystérie, la psychose, la schizophrénie, l'hypocondrie, l'anxiété.
- Lésion ou tumeur cérébrale.
- Epilepsie. »

www.e-sante.fr/perte-gout-odorat/causes/symptome-maladie/1351

Enfin, on recense sur l’odorat les différents troubles de l’odorat dont la cacosmie et l’hallucination olfactive :« - la cacosmie est la perception d`une impression olfactive désagréable (parfois objective lorsqu`il y a par exemple une infection du nez ou des sinus, parfois seulement subjective, c’est à dire une distorsion de la sensation normale, ou parosmie). - enfin lorsqu`il y a sans cause réelle perception olfactive précise, on parle d`une hallucination olfactive. »Le médecin précise aussi que : « Chaque fois qu`il y aura des troubles de l’olfaction, il faudra donc savoir: - depuis combien de temps ils existent - et s`ils se sont développés progressivement ou brutalement. - Et rechercher tous les autres signes d’atteinte nasale ou sinusienne : éternuements, prurit, obstruction, écoulement nasal en avant, ou dans l’arrière gorge, douleurs nasales ou sinusiennes. Et leur mode d’évolution parallèle ou non aux troubles de l’odorat. »www.santeweb.com/article-tkcrn16a9ahl7ahh2sqw-l-odorat.html 

Santé : votre nez peut vous dire ce qui ne va pas

Votre nez apprécie les parfums délicats et se fronce lorsqu'il passe à proximité d'odeurs nauséabondes. Mais il est également capable de sentir si vous allez bien ou si vous devriez aller chez le médecin.
Ne plus être capable de bien identifier les odeurs est une caractéristique clinique précoce de la maladie d'Alzheimer, selon une étude de l'école de médecine de Harvard (Etats-Unis). Les personnes qui échouent lors des tests d'évaluation des odeurs ont également un taux plus élevé de plaques amyloïdes dans le cerveau (des protéines révélatrices de la maladie d'Alzheimer). Tout simplement parce que lorsque la maladie commence à toucher les cellules du cerveau, elle s'attaque en souvent aux cellules cruciales pour le sens de l'odorat.

Certaines personnes ont un sens olfactif plus poussé que d'autres et sont capables de percevoir des odeurs que d'autres n'avaient pas senti. Mais sentir une odeur un peu incongrue (comme une odeur de poisson dans un lieu où personne ne fait la cuisine par exemple) pourrait être le signe que l'on est en train de faire un accident vasculaire cérébral. Lors d'un AVC, le flux sanguin vers le cerveau est diminué voire bloqué, cela peut affecter la zone de l'odorat.

Selon l'Académie américaine de neurologie, les hallucinations olfactives sont assez fréquentes et font le plus souvent sentir de mauvaises odeurs mais celles-ci varient souvent d'une personne à l'autre. Mais rassurez-vous : ces hallucinations ne sont pas forcément le signe que vous faites un AVC : cela peut arriver dans beaucoup d'autres circonstances.

Ce n'est pas fréquent mais il est possible d'avoir des hallucinations olfactives (appelées phantosmies) comme aura d'une migraine. Comme pour l'AVC cité plus haut, ce sont souvent des odeurs désagréables qui viennent nous chatouiller les narines et le plus souvent l'odeur de choses qui brûlent ou se décomposent. Cette sensation peut durer entre 5 et 60 minutes. Elle apparaît peu de temps avant la migraine et disparait souvent lorsque les médicaments antidouleurscommencent à faire effet.

Si vous avez la sensation d'avoir perdu le sens de l'odorat et que ce sentiment n'est pas seulement fugace mais que cela dure vraiment, c'est peut-être le signe que vous n'êtes pas en parfaite santé. Des chercheurs de l'Université de Chicago ont constaté que les 40% des personnes âgées qui avaient un odorat modifié et qui ne parvenaient plus à sentir certaines odeurs fortes comme la menthe poivrée, l'orange, la rose, étaient décédées dans les 5 ans qui suivaient. Un mauvais odorat pourrait traduire un mauvais processus de régénération ou de réparation des cellules de l'organisme.

Certaines odeurs du quotidien qui passaient inaperçues viennent soudainement vous chatouiller désagréablement les narines : vous êtes sans doute stressé. Selon des chercheurs américains, le stress trouble à tel point certains mécanismes du cerveau qu'il modifie des parfums neutres en odeurs nauséabondes. Plus on est anxieux, plus les odeurs paraissent repoussantes.

La relocalisation chez les ainés

Le processus de transition, d’un milieu de vie à un autre, chez la personne âgée.
Résultat d’images pour agésLa relocalisation résidentielle pour aînés est souvent synonyme d’un nouveau départ, mais dans quelle direction ? Que ce soit le condo, l’appartement ou la résidence, changer de domicile est un processus de transition qui peut générer un stress important pour la personne âgée. On s’assure de vous transmettre les meilleures pistes.
 Aider à identifier le nouveau domicile : appartement, condo, résidence
Recueillir l’information pertinente aux coûts, aux services, aux disponibilités et aux programmes de remboursement
Planifier les visites aux endroits privilégiés

L’impact de l’isolement social sur la qualité de vie et le bien-être des aînés

L’isolement social des aînés peut être à l’origine d’un manque de cohésion sociale dans les collectivités, de coûts sociaux élevés et de la perte du patrimoine non quantifiable d’expérience transmis par les adultes les plus âgés à nos familles, à nos quartiers et à nos collectivités.
Résultat d’images pour sad elderyLes aînés qui sont isolés sur le plan social sont moins en mesure de participer et de contribuer à la vie communautaire. Or, les aînés profitent de leur bénévolat et de leur participation communautaire, qui leur procurent un sentiment de satisfaction et d’efficacité, et les collectivités profitent du capital social et des services qu’offrent les aînés. Une diminution de la contribution des aînés représente une perte importante pour les organismes, les collectivités et la société.
L’isolement social peut entraîner un affaiblissement des capacités sociales. Par exemple, les aînés [traduction] « qui en viennent à souffrir de dépression, d’anxiété sociale, de solitude, d’alcoolisme et de schizophrénie ont tendance à s’isoler socialement et à être mal à l’aise en présence d’autres personnes. Cette situation peut mener à une atrophie des capacités sociales, en partie parce qu’elles ne servent plus, et en partie en raison de la façon dont les symptômes psychologiques peuvent entraver le comportement social. »
L’isolement social est considéré comme un facteur de risque de maltraitance envers les aînés, ce qui comprend l’abus financier, et peut accentuer la crainte d’un acte criminel ou d’un vol, ce qui rend les aînés encore moins susceptibles de participer aux activités sociales.
En outre, il y a un nombre élevé d’éléments probants qui décrivent le rapport entre la santé et l’isolement social. Le réseau social d’un aîné peut influencer positivement de bonnes habitudes en matière de santé, comme amener avec succès à cesser de fumer ou à rester actif.
À l’inverse, les aînés isolés socialement sont plus à risque d’adopter un comportement négatif pour leur santé, notamment la consommation d’alcool, le tabagisme, un mode de vie sédentaire et l’absence d’une bonne alimentation, sont plus susceptibles de chuter, et ont de quatre à cinq fois plus de risques de se faire hospitaliser. La recherche montre également que l’isolement social est un indicateur de mortalité des suites d’une maladie coronarienne ou d’un accident vasculaire cérébral.
Les incapacités peuvent se révéler encore plus marginalisantes. D’après l’Enquête canadienne de 2013 sur l’incapacité, un peu plus du tiers des Canadiens âgés de 65 ans ou plus vivent avec une incapacité (le pourcentage est en hausse, passant de 26,3 % chez les personnes âgées de 65 ans à 74 ans à 42,5 % chez les personnes âgées de 75 ans et plus). En outre, un grand nombre d’aînés doivent composer avec deux ou plusieurs maladies chroniques (multimorbidité) – environ 29,8 % des adultes âgés de 65 à 79 ans et 37,5 % des adultes âgés de 80 ans ou plus indiquent qu’ils ont deux ou plusieurs affections chroniques .
L’isolement social a également une incidence sur la santé psychologique et cognitive des aînés. Il est associé à des niveaux supérieurs de dépression et de suicide. D’après la recherche, un aîné sur quatre vit avec un problème de santé mentale (comme la dépression, l’anxiété ou la démence) ou la maladie et de 10 % à 15 % des individus âgés de 65 ans ou plus qui vivent au sein de la collectivité souffrent de dépression. Le pourcentage des personnes âgées vivant en établissement qui ont reçu un diagnostic de dépression ou présentent des symptômes de dépression sans diagnostic officiel, qui est plus élevé, se situe à 44 %. Environ 50 % des gens de plus de 80 ans disent se sentir seuls et les hommes âgés de plus de 80 ans présentent le taux de suicide le plus élevé de tous les groupes d’âge.
Les répondants à la consultation en ligne ont fait observer que la santé mentale contribue à l’isolement social et se répercute sur la qualité de vie des gens. Plus précisément, les répondants ont indiqué que l’isolement social augmente le risque de souffrir de problèmes de santé mentale et se répercute sur l’estime de soi et la confiance, ce qui réduit leurs contacts avec les communautés et gêne leur accès aux services de soins de santé, ce qui perpétue leur isolement.

Résultat d’images pour sad elderyFacteurs qui contribuent à l’isolement social des aînés, dont les transitions importantes de la vie

Comprendre comment les aînés deviennent ou demeurent isolés constitue la clé de la réflexion du Conseil. La documentation confirme que plusieurs facteurs de risques augmentent la possibilité que les aînés deviennent socialement isolés. Ces facteurs sont notamment les suivants :
  • vivre seul;
  • être âgé de 80 ans ou plus;
  • avoir un état de santé chancelant, dont de nombreux problèmes de santé chroniques;
  • ne pas avoir d’enfants ou de contacts avec la famille;
  • le manque d’accès au transport;
  • avoir un faible revenu;
  • la modification des structures familiales, la migration des jeunes pour des raisons professionnelles et le fait de laisser pour compte les aînés, et le lieu de résidence (p. ex. en milieu urbain, en milieu rural et éloigné).
De plus, les transitions importantes de la vie, comme la retraite, le décès d’un conjoint ou la perte du permis de conduire, augmentent le risque d’isolement social . Plus les aînés sont confrontés à des facteurs de risque, plus ils sont susceptibles d’être isolés.
Le Conseil a sollicité le point de vue des intervenants et des aînés pour cerner certains des facteurs de risque les plus courants. Les voici :
  • le manque de sensibilisation ou d’accès aux services et programmes communautaires;
  • les craintes, les attitudes ou les stigmates liés au vieillissement (interne et externe) qui empêchent les aînés d’avoir accès à des services et programmes communautaires ou d’être actifs socialement dans leur collectivité;
  • le manque d’options de transport accessibles et abordables a été mentionné à toutes les tables rondes régionales comme l’un des enjeux les plus importants;
  • le manque d’options de logement et de soins abordables et convenables pour répondre aux divers besoins des aînés;
  • la perte du sentiment d’appartenance à la communauté;
  • des problèmes de santé permanents, comme les incapacités;
  • des états invalidants tardifs ou liés à l’âge, comme l’incontinence ou la crainte de tomber lors d’allées et venues;
  • les difficultés liées à la technologie – notamment l’accès et les coûts, la littératie et le degré d’aisance avec les technologies, dont les systèmes téléphoniques (appuyez sur « 1 » pour obtenir du service, etc.), les ordinateurs, les médias sociaux, et d’autres éléments (comme les parcomètres);
  • les transitions de la vie (décès d’un conjoint, déménagement dans un établissement de soins de longue durée ou dans une autre résidence, perte du permis de conduire, etc.).
Certains groupes d’aînés ont également été reconnus comme plus susceptibles d’être isolés socialement, notamment :
  • les aînés qui ont des problèmes de santé physique et mentale (y compris les aînés atteints de la maladie d’Alzheimer ou d’autres types de démence connexes, ou de maladies chroniques multiples);
  • les aînés à faible revenu;
  • les aînés qui sont des proches aidants;
  • les aînés autochtones;
  • les aînés qui sont de nouveaux arrivants au Canada ou les aînés immigrants (problèmes de compétence linguistique, séparation de la famille, dépendance financière envers les enfants, niveaux peu élevés de contacts entre ethnies, discrimination);
  • les aîné(e)s lesbiennes, gai(e)s, bisexuel(le)s ou transgenres.
Quelque 44 % des personnes âgées qui vivent en établissement au Canada ont reçu un diagnostic de dépression ou présentent des symptômes de dépression sans diagnostic officiel et les hommes âgés de plus de 80 ans affichent le taux de suicide le plus élevé de tous les groupes d’âge. Par conséquent, on ne peut ignorer le lien entre la santé mentale et l’isolement social.
Résultat d’images pour sad elderyDe même, des études révèlent que l’absence d’un réseau de soutien social est liée à une augmentation de 60 % du risque de démence et de régression cognitive, tandis que les modes de vie socialement intégrés protègent contre la démence.
Somme toute, l’isolement social peut comporter pour les personnes âgées un certain nombre de conséquences néfastes qui sont souvent difficiles à distinguer des facteurs sous-jacents de risque associés à l’isolement. Les résultats de cette association peuvent être le développement de modèles réciproques et autorenforcés d’isolement social.

Prévenir ou réduire l’isolement social des aînés

Chaque méthode de consultation (tables rondes régionales, rencontres bilatérales, consultation en ligne et table ronde nationale) était distincte et apportait une contribution unique à la compréhension qu’avait le Conseil de la question. Bon nombre des discussions étaient axées sur ce qui est déjà en place pour les aînés et sur de nouvelles mesures qui pourraient être mises en place pour prévenir ou réduire l’isolement social.
Voici un aperçu des thèmes principaux ayant été soulevés. Les pratiques innovatrices actuelles et les approches prometteuses relevées par les participants sont présentées dans des encadrés dans cette section.

Sensibilisation de la société et recherche

Résultat d’images pour autochtones sadÂgisme – Il a été question à chaque table ronde de la nécessité de dissiper les mythes associés au vieillissement et cela demeure une question fondamentale que le CNA examine en fonction de tous ses domaines prioritaires. Les stéréotypes qui dépeignent les personnes âgées comme des êtres faibles et fragiles ou extrêmement vivants et engagés ont été mentionnés comme des inhibiteurs.
Environnement de la collectivité – Les participants à chaque table ronde s’inquiétaient du lien entre l’isolement social des aînés (particulièrement ceux de plus de 65 ans), les changements fondamentaux survenus dans le voisinage et l’évolution des valeurs communautaires au cours des dernières décennies. On convenait généralement de la nécessité de recréer un sentiment d’appartenance à la collectivité pour favoriser les interactions et les liens entre voisins et à l’intérieur de la communauté élargie.
Démence – Les personnes âgées mentionnent que lorsque leurs amis apprennent le diagnostic de démence, leur groupe d’amis rétrécit. Bien que les intervenants aient discuté de manière anecdotique des effets de la démence sur les interactions sociales de la personne et de son conjoint, ils ont également déclaré qu’il faut mieux comprendre les causes et les conséquences sociales de la démence. Les proches aidants des personnes ayant reçu un diagnostic de démence sont également susceptibles d’isolement social en raison des exigences concurrentielles des soins à donner, du travail et des autres obligations.
Les Sociétés Alzheimer du Canada offrent le programme Premier lien qui constitue un service d’intervention précoce conçu pour établir un lien entre les personnes et les familles touchées par la maladie d’Alzheimer ou une autre forme de démence et les services ainsi que le soutien dès que possible après le diagnostic. Un aiguillage officiel par des médecins et des professionnels de la santé permet un contact proactif avec les personnes et les familles. Le programme Premier lien fait en sorte que les personnes et les familles sont rapidement mises en rapport avec des organismes de soutien pendant leur cheminement. (National)
Relations intergénérationnelles – Les participants ont dressé des parallèles entre l’isolement social des personnes âgées et celui des jeunes qui peuvent être intimidés ou harcelés par d’autres. Une programmation intergénérationnelle a été proposée comme un moyen pratique d’aider les deux générations à rompre l’isolement ensemble.
REACH (Regina Education and Action on Child Hunger) et Street Culture Youth ont formé un partenariat pour offrir un service de livraison et un programme de salubrité alimentaire de REACH aux aînés. Les gens de Street Culture Youth, qui apprennent le travail de messager, sont rémunérés pour livrer des repas congelés, des produits frais, du pain, des œufs et d’autres aliments de base à des aînés. Les personnes âgées reçoivent des repas et discutent brièvement avec les jeunes messagers. Cette initiative fait l’objet de commentaires favorables de la part des personnes âgées et les messagers sont invités à appeler REACH si l’une des personnes âgées à qui ils ont livré un repas ne semble pas bien. Le programme aide à établir du respect entre les personnes âgées et les jeunes. (Saskatchewan)
Leadership en matière de solitude – La distinction entre l’isolement social et la solitude a été soulevée à de nombreuses tables rondes régionales. Les participants ont défini l’isolement social comme des contacts de faible quantité et qualité avec autrui tandis que la solitude a été définie comme un état de nature plus subjective (qui prend racine dans la façon dont la personne perçoit la qualité du contact).
La campagne appelée Campaign to End Loneliness est un réseau de plus de 600 organisations nationales, régionales et locales et d’individus qui, par l’action communautaire, de bonnes pratiques, la recherche et l’application de politiques, s’emploient ensemble à créer les bonnes conditions pour alléger la solitude aux stades ultérieurs de l’existence au Royaume-Uni. Lancé en 2011, le réseau est dirigé par cinq organisations partenaires (Age UK Oxfordshire, Independent Age, Manchester City Council, Royal Voluntary Service et Sense). (Royaume-Uni)
Transitions de la vie – Les discussions à plusieurs tables rondes étaient axées sur l’importance de l’examen des transitions de la vie comme éléments déclencheurs de l’isolement social (p. ex. les enfants qui déménagent pour leur travail; l’apparition de problèmes de santé liés à l’âge, la relocalisation, le changement de résidence ou de corésidence (y compris l’institutionnalisation ou l’hospitalisation); le vieillissement au-delà de 80 ans (la diminution du réseau social); le déclin de la santé physique et mentale (déclin fonctionnel, capacité et résilience réduites).
Promotion du vieillissement en santé – Il a été établi que la santé est un facteur déterminant de l’isolement social; il y a donc des avantages à tirer de la promotion du vieillissement actif et en santé. L’activité physique, la saine alimentation, un poids santé, une consommation d’alcool modérée, le fait de ne pas fumer, la réduction du stress et de bonnes habitudes de sommeil sont quelques-uns des comportements sains jugés importants pour permettre aux aînés de maintenir un style de vie sain au fur et à mesure qu’ils vieillissent .

Accès à l’information, aux services et aux programmes pour les aînés

Accès à l’information, aux services et aux programmes – Les participants ont confirmé que les aînés canadiens estiment qu’il est difficile de « naviguer dans le système ». La sensibilisation et l’accès à l’information, aux programmes ou aux services appropriés ont également été désignés comme obstacles à l’inclusion ou à la satisfaction des besoins sociaux de base.
Le 211 est la principale source d’information au Canada sur les services sociaux et de santé gouvernementaux et communautaires. Le service 211 utilise une ligne téléphonique et un site Web pour mettre les gens en lien avec l'information et les services appropriés et aide les gens à s’y retrouver parmi la panoplie de services sociaux offerts, rapidement et aisément. (National)
Le site Web aines.gc.ca est un centre d'information pour les aînés, leur famille, les fournisseurs de soins et les organismes de services de soutien. Il fournit des renseignements aux aînés sur les prestations et les services des gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux et de certaines administrations municipales et sur d'autres sujets comme les finances, le logement, la santé et le bien-être. Le site aines.gc.ca fait la promotion des initiatives fédérales axées sur les aînés et soutient les efforts continus du gouvernement pour encourager les aînés à rester actifs, engagés et informés. Le site propose aussi des liens vers d’autres portails tels que le Portail vieillissement optimal de McMaster, qui a pour but de fournir aux professionnels et au grand public de l’information basé sur des données. (National)
Sensibilisation, programmes de contrôle, et registres communautaires – Les participants ont confirmé qu’une approche « réactionnelle » est déjà en place pour répondre aux besoins des individus isolés socialement, dont bon nombre ne sont désignés ou soutenus qu’après une crise. Les intervenants croient qu’il faut davantage de sensibilisation : il importe que les travailleurs de première ligne « cognent aux portes » . De plus, les programmes sont plus efficaces lorsque accessibles en offrant des services de transport ou en mettant en place des points de service dans des secteurs situés à proximité des aînés. Les participants ont relevé que des partenariats innovateurs comme des programmes de contrôle connaissent du succès.
Partage de pratiques prometteuses – Les fournisseurs de service ont souligné l’importance d’apprendre d’autrui et de promouvoir le transfert de connaissances sur les pratiques et les initiatives à succès. Des participants ont également demandé du soutien pour favoriser l’établissement de liens entre les organismes, par exemple dans des conférences ou des symposiums qui permettraient aux praticiens d’échanger de l’information et d’apprendre des autres.

Mesures de soutien, capacité communautaire et inclusion

Vieillissement chez soi – Comme les personnes âgées demeurent à la maison plus longtemps, les services de soins à domicile (repas, visites amicales, entretien de la maison, réparations, soins de santé, etc.) sont très en demande. Les participants ont mentionné le rôle que les professionnels des soins de santé peuvent jouer dans l’identification de personnes âgées socialement isolées en reconnaissant les signes de dépression, les problèmes de santé mentale et le déclin cognitif.
HouseCalls, un programme sans but lucratif unique de soins de santé primaires dirigé de concert par le Dr Mark Nowaczynski, directeur clinicien, et par Sprint Senior Care, principal organisme administratif, offre aux personnes âgées fragiles et retenues à la maison des soins de santé interdisciplinaires dirigés par un médecin et par une équipe interprofessionnelle très intégrée. HouseCalls offre des soins médicaux primaires à domicile complets et continus, ainsi que des services d’ergothérapie, de physiothérapie, d’assistance sociale et de mise en relation avec des services de soutien aux personnes âgées vivant chez elles et souffrant de faiblesses physiques, cognitives et sociales. Le programme prend ainsi soin des personnes dont les besoins ne peuvent pas être comblés au moyen des services primaires traditionnels offerts en cabinet. En outre, HouseCalls et ses partenaires collaborent étroitement avec les hôpitaux et d’autres fournisseurs de soins de santé pour favoriser la continuité des soins axée sur le client, notamment au cours des transitions entre fournisseurs de soins – ce qui réduit le nombre de réadmissions, d’hospitalisations et d’admissions pour des soins de longue durée, tout en préservant l’indépendance chez soi. (Ontario)
Collaborations et partenariats sociaux – Compte tenu de la complexité et de l’ampleur de l’isolement social, les participants se sont montrés intéressés par des approches concertées qui réunissent les principaux intervenants, regroupent les programmes et offrent une approche pluridisciplinaire.
Le programme Niagara Gatekeepers comprend deux outils clés : une ligne téléphonique d’aiguillage et l’éducation du public. Les gardiens sont des membres de la collectivité, dont des voisins, amis, membres de la famille ainsi que des employés des services de première ligne (comme les caissiers dans les banques, les commis d’épicerie, les pharmaciens, les employés des services postaux, les services de livraison des journaux, etc.) qui peuvent repérer des signes d’isolement ou de danger potentiel. Les membres de la collectivité peuvent appeler pour contribuer à mettre en contact les personnes âgées vulnérables avec les programmes et les services. Les renvois vers la ligne téléphonique Niagara Gatekeeper sont acheminés à l’un des organismes partenaires qui, à son tour, communique avec la personne âgée et contribue à mettre des services en place pour aider les personnes âgées à demeurer en sécurité et autonomes à la maison le plus longtemps possible. Le programme préconise la sensibilisation et l’aiguillage dans le cadre de séances d’information à l’intention du public et en s’associant à des entreprises et des organismes de services de première ligne. (Ontario)
Programmation communautaire et financement – Les programmes de financement ont été vantés en tant que sources précieuses de financement pour le démarrage de programmes ayant pour but de prévenir et d’alléger l’isolement social. Les participants ont également reconnu l’importance de développer et de mettre en place des services et des programmes novateurs et durables et de partager de l’information sur les modèles à succès afin d’inspirer d’autres organisations. En outre, les participants étaient très intéressés à faire participer les personnes âgées à l’élaboration de leurs politiques sur les programmes de financement et la programmation communautaire.
Le programme Camp Sunshine, mis en place par les Centres Sunshine pour les personnes âgées, offre des activités sociales, récréatives et de promotion de la santé pour les personnes âgées fragiles et actives, ainsi que pour les personnes handicapées qui vivent dans l’île Ward. Au sein de la collectivité, les personnes âgées n’ont presque pas d’occasions abordables de participer à un programme d’activités extérieures dans un milieu naturel. De nombreuses personnes âgées ne peuvent se permettre des vacances dans un chalet ou n’ont pas accès à des moyens de transport pour prendre de telles vacances. Les personnes âgées qui séjournent dans des établissements de soins de longue durée n’ont pas non plus accès à des activités récréatives extérieures l’été. Le Camp Sunshine offre à de nombreuses personnes âgées les seules vacances estivales qu’elles ont. (Ontario)
Participation au marché du travail des travailleurs âgés – Les aînés eux-mêmes et la société en général profitent du vieillissement actif, qui se traduit dans de nombreux cas par le maintien des aînés au sein de la population active. Bon nombre d’aînés veulent continuer à travailler. Il est par conséquent avantageux de veiller à ce qu’ils soient engagés et productifs. Il existe malheureusement des obstacles à la participation des travailleurs âgés au marché du travail.  Les participants ont confirmé la nécessité de surmonter ces obstacles, comme les rapports précédents du Conseil l’exposent.

Obstacles intrinsèques et extrinsèques à la participation

Environnements adaptés aux personnes âgées – Les participants ont salué la valeur des initiatives sur les collectivités amies des aînés qui sont déjà en place au Canada et dans le monde entier. Ce modèle, élaboré par l’Organisation mondiale de la Santé de concert avec le gouvernement du Canada, couvre huit domaines clés de la vie communautaire qui permettent aux aînés ayant des capacités et des besoins variés de vivre en sécurité et en bonne santé et de participer pleinement à la société. Ce sont le transport, le logement, la participation sociale, le respect et l’inclusion sociale, la participation communautaire et l’emploi, la communication et l’information, le soutien communautaire et les services de santé, ainsi que les espaces extérieurs et les immeubles. Les collectivités amies des aînés offrent des occasions non seulement aux aînés, mais également à l’ensemble de la collectivité.
Le titre « Ville amie des aînés » (VADA) est donné à une ville qui veille, avec la collaboration des autres ressources de son milieu, au bien-être des aînés. En 2008, la ville de Sherbrooke a mis sur pied un comité VADA afin d'explorer de nouvelles façons d'améliorer la qualité des services et de favoriser un mode de vie sain et actif. En 2009, la ville de Sherbrooke, tout comme 6 autres municipalités, a reçu la toute première reconnaissance « Ville amie des aînés » au Québec. Pour développer la culture du civisme et de la bienveillance envers les aînés, le comité VADA de la ville de Sherbrooke a créé une trousse de formation destinée au personnel des commerces sherbrookois afin qu'il adopte une attitude respectueuse et bienveillante à l'égard des personnes aînées. Les valeurs mises de l'avant sont le respect, l'accueil, l'écoute et l'attention. (Québec)
Milieu bâti – Le milieu bâti peut en lui-même constituer un obstacle à la participation sociale. Les participants ont constaté la réticence de plusieurs personnes âgées à faire des marches, à participer à des activités communautaires ou à exécuter des tâches de routine à l’extérieur de la maison en raison de leur milieu physique. Même l’accès limité aux installations sanitaires publiques  peut limiter ou inhiber certaines personnes, surtout celles qui sont aux prises avec certaines formes d’incontinence. Les toilettes publiques accessibles peuvent donc devenir un moyen d’améliorer l’intégration sociale et l’engagement des aînés.
La Great British Public Toilet Map aide les gens à trouver la toilette publique la plus proche. Présenté par Gail Ramster, l’associée de recherche du British Design, et Jo-Anne Bichard, chargée de recherche principale de la Helen Hamlyn Centre for Design au Royal College of Art de Londres, le site Web a été mis au point dans le cadre du projet Tackling Ageing Continence through Theory Tools and Technology. (Royaume-Uni)
Soins donnés par des proches aidants – Le fait d’être un proche aidant résidant avec le bénéficiaire des soins a été relevé comme un facteur majeur de l’isolement social. Les aînés offrant des services de soins à d’autres aînés ou à des membres de la famille peuvent se sentir isolés. Même si les proches aidants ont accès à des groupes de soutien, la question qui se pose est fréquemment la suivante : « qui prendra soin de la personne pendant que je fréquente le groupe de soutien? » Les participants ont noté la tension que les soins à donner peuvent imposer sur la santé et la vie professionnelle du proche aidant aîné et les risques en jeu si le proche aidant tombe malade.
Obstacles culturels – Les obstacles culturels peuvent également faire augmenter le risque d’isolement social chez les immigrants âgés au Canada, tout comme les responsabilités familiales de certains immigrants âgés. Par exemple, les personnes âgées immigrantes qui s’occupent de leurs petits-enfants peuvent devenir trop occupées pour s’intégrer culturellement, pour apprendre une langue ou pour prendre part à la vie communautaire.
La Regina Open Door Society (RODS) offre le Welcoming Community for Newcomers Program, qui aide les nouveaux arrivants à se familiariser avec leur collectivité, à constituer des réseaux sociaux de soutien et à améliorer leurs objectifs. Le programme jumelle les nouveaux arrivants avec des bénévoles communautaires qui sont des résidents établis dans la collectivité et connaissent bien leur système social, d’éducation, d’emploi et de loisirs local. La RODS, en partenariat avec la Regina Public School Board, la Regina Catholic School Board et le Conseil des écoles fransaskoises, met également à disposition le Newcomer Welcome Centre, un guichet unique à l’intention des nouveaux arrivants qui ont besoin de renseignements sur l’établissement, de recommandations et d’évaluations. (Saskatchewan)
Langue – Des obstacles liés à la langue ont été mentionnés comme représentant des entraves à l’inclusion sociale et à la participation des aînés. Les participants ont indiqué que les individus ont de la difficulté à trouver des établissements de soins et des programmes sociaux qui peuvent les servir dans la langue de leur choix. Il est mentionné que les gens qui, jeunes, étaient heureux de déménager pour le travail ou les études dans des communautés de langue officielle en situation minoritaire peuvent préférer, à un âge avancé, les régions où ils peuvent obtenir des services dans une langue de leur choix. Toutefois, le fait de quitter une communauté et un réseau établis peut donner lieu à de l’isolement.
Teslin, une collectivité rurale du Yukon, construit son propre complexe pour personnes âgées comportant de petits appartements et une grande salle commune ayant pour but de favoriser la socialisation. Le Teslin Tlingit Council prend part à tous les aspects du développement du complexe pour personnes âgées, du développement à l’approbation finale de la conception. (Yukon)
Habitation et logements – Quelque 85 % des Canadiens âgés de plus de 55 ans souhaitent demeurer dans leur résidence actuelle le plus longtemps possible. D’autres, toutefois, choisissent ou se retrouvent dans des logements qui offrent certains services de soutien. Les participants ont mentionné l’incidence des types de logement sur l’isolement social. Les gens peuvent être isolés et se sentir seuls même dans de grands complexes d’appartements, et particulièrement dans les immeubles qui ne possèdent pas de carrefours sociaux centralisés.
La pénurie de lits de soins de longue durée financés publiquement, le coût de la vie dans des établissements privés, et les écarts dans la réglementation d’une administration à une autre constituaient certaines des préoccupations soulevées par les participants. En raison des pénuries ou de la rareté des options abordables, certains aînés doivent accepter des lits dans des établissements qui se trouvent à l’extérieur de leur collectivité, qui n’acceptent pas les animaux de compagnie, qui n’offrent peut-être pas de services dans la langue de leur choix ou qui ne répondent pas à leurs besoins culturels.
La disparité des besoins dans les établissements de soins possibles peut accroître le risque d’isolement social. Il convient tout particulièrement de noter que les établissements adaptés à la culture des Premières nations et des Métis sont rares et éloignés les uns des autres.
Les aîné(e)s lesbiennes, gai(e)s, bisexuel(le)s ou transgenres (LGBT) – Les participants à de nombreuses tables rondes ont soulevé les vulnérabilités et les besoins spécifiques des aîné(e)s lesbiennes, gai(e)s, bisexuel(le)s ou transgenres (LGBT). À ce jour, bon nombre des aînés LGBT n’ont pas divulgué publiquement leur orientation sexuelle, mais la première génération qui est sortie du placard approche de la retraite. Les participants ont mentionné que les homosexuels âgés sont confrontés à une double discrimination — celle de l’âge et de l’orientation sexuelle — dans de nombreux domaines : les soins de santé, les soins à domicile, les affaires juridiques et les loisirs.
En partenariat avec Gai Écoute, la Fondation Émergence offre un programme d’information et de sensibilisation aux réalités auxquelles les aîné(e)s lesbiennes, gai(e)s, bisexuel(le)s ou transgenres (LGBT) et les personnes qui travaillent avec eux sont confrontés. « Pour que vieillir soit gai » est conçu pour habiliter les personnes qui travaillent régulièrement avec les aîné(e)s gai(e)s à assurer un environnement exempt d’homophobie. (Québec)
Santé mentale – Un participant a résumé le lien entre l’isolement social et les problèmes de santé mentale en le qualifiant de « cercle vicieux ». Les aînés isolés peuvent devenir dépressifs ou développer d’autres problèmes physiques ou de santé mentale. Par ailleurs, il arrive fréquemment que les aînés qui ont des maladies mentales ou d’autres problèmes de santé mentale ne demandent pas ou sont incapables de demander l’aide dont ils ont besoin, ce qui les isole davantage. Le double stigmate de la maladie mentale et du vieillissement a été soulevé comme élément qui amplifie les risques de vulnérabilité.
L’Association canadienne pour la santé mentale gère le programme Volunteers in Partnership, un programme individuel d’appariement entre des bénévoles et des adultes atteints de maladie mentale, qui favorise la poursuite des objectifs sociaux et récréatifs. Ce modèle pourrait être adapté et appliqué aux aînés. (National)
Mobilité – La mobilité englobe non seulement la participation à la société (p. ex. être capable de conduire ou avoir accès à des transports en commun) et l’activité physique des adultes âgés, mais également l’exécution de certaines manœuvres comme marcher ou monter des marches et la réalisation d’activités essentielles à la vie quotidienne. L’un des aspects importants de la mobilité au sein de la collectivité peut tout simplement consister à « emmener les aînés à destination » par des moyens de transport accessibles et abordables. Cet aspect a été désigné comme l’un des facteurs clés influençant la capacité des aînés de participer à des programmes communautaires. Outre les obstacles extrinsèques à la mobilité, aux aides et aux milieux physiques, les adultes âgés font également face à des obstacles intrinsèques, comme la crainte de tomber et les handicaps moteurs.
L.I.N.K.S. (Live Independently and Keep Social) est un groupe de bénévoles qui appuient les adultes âgés isolés en les aidant à demeurer impliqués dans leur collectivité. Des bénévoles sont jumelés à des aînés et les aident dans leurs activités récréatives et sociales, d’inscription et de transport jusqu’à ce qu’ils aient suffisamment de confiance pour participer de façon indépendante. Les recommandations proviennent de personnes, de membres de la famille, d’amis et de la communauté médicale, ce qui crée un filet de sécurité communautaire pour les aînés isolés ou pour ceux qui risquent de souffrir d’isolement social. (Colombie-Britannique)
Vie urbaine et vie rurale ou en régions éloignées – Bien que les facteurs de risque touchant les personnes âgées en milieu rural ou en milieu urbain diffèrent, les participants ont établi que les deux groupes courent un risque d’isolement social. Par exemple, les aînés autochtones qui résident dans des régions éloignées et qui ont certains problèmes de santé courent un grand risque d’isolement social lorsqu’ils doivent se relocaliser pour recevoir des traitements. Par ailleurs, l’isolement social des aînés qui vivent en milieu urbain peut être lié à des problèmes de logement ou à des milieux communautaires.
Technologie – La technologie, qui représente un outil fantastique pour aider les gens à demeurer branchés, n’est ni accessible ni adoptée par tous. Certains participants ont mentionné que les coûts liés à un ordinateur, à l’accès à Internet et au service téléphonique ne sont pas à la portée de certains aînés. D’autres aînés ne sont pas à l’aise avec les technologies de communication.
Le Technologies for Aging Gracefully Lab (laboratoire des technologies pour bien vieillir-TAGlab) de l’Université de Toronto, fondé en 2008, conçoit des appareils, des logiciels, des systèmes et des expériences qui soutiennent le vieillissement tout au cours de la vie dans le but de favoriser un sentiment de collectivité, d’identité et d’autonomie pour les usagers. L’équipe de TAG croit que de la technologie bien conçue peut contribuer à améliorer la qualité de vie des aînés tout en réglant les problèmes sociaux et psychologiques courants auxquels font face les personnes âgées. (Ontario)


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Culture :


maisonL’autre maison est le premier long métrage de Mathieu Roy (Surviving Progress, François Girard en trois actes), produit par Roger Frappier et Félize Frappier (production Max Films, distribution TVA Films). C’est un drame familial qui raconte la vie d’une famille québécoise secouée par une maladie malheureusement très commune : l’Alzheimer.
Plus d’un demi-million de Canadiens souffrent d’Alzheimer. La Société Alzheimer du Canada prévoit que dans 25 ans, 2,8% de la population canadienne en sera atteint, nécessitant annuellement 756 millions d’heures de soins fourni par des aidants naturels. Henri (Marcel Sabourin) souffre d’Alzheimer; ses fils, Éric (Émile Proulx-Cloutier) et Gabriel (Roy Dupuis), ne s’entendent pas sur les meilleurs soins à lui apporter. Henri vit face à un lac splendide avec son fils Éric qui prend soin de tous ses besoins quotidiens. Malgré les paysages enchanteurs et les bons soins de son fils Éric, Henri fugue quotidiennement de la maison. Il est à la recherche de sa maison, l’autre maison…. Son fils Gabriel est un reporter qui parcourt les zones de conflits armés. Gabriel est tiraillé entre deux mondes ayant des besoins bien différents. Le conflit armé a besoin de lui comme reporter pour informer la population. En même temps, son père a besoin de lui pour faire face à la tyrannie de la quotidienneté et des besoins vitaux, dans ce nouveau monde où la démence élimine tout repère. Gabriel souhaiterait placer Henri en résidence pour s’assurer de son bien-être, pour délester Éric de ses obligations et pour permettre l’avancement de sa propre carrière.
Cet hommage plein de tendresse au père du réalisateur décédé de la maladie d’Alzheimer illustre très bien une grande difficulté pour les familles québécoises : déterminer le meilleur milieu de vie pour leurs proches. Quel est donc le meilleur milieu de vie disponible pour Henri; auprès de son fils Éric ou en résidence?
Gabriel visite une résidence avec Henri en espérant pouvoir déceler l’approbation ou l’assentiment de son père. Devant l’incapacité de prendre une décision éclairée concernant le choix de son milieu de vie, il revient à ses fils de prendre cette décision. Ce film souligne les difficultés associées au soi-disant consentement dans un contexte de démence. Gabriel croit que son père pourra tout de même donner son accord à une relocalisation dans une résidence. Éric, qui vit quotidiennement auprès de son père, sait à quel point celui-ci n’est plus en mesure de prendre des décisions pour les petites choses du quotidien. On demande donc aux fils de faire un jugement substitué en se prononçant sur ce qu’Henri aurait voulu dans cette situation. Est-ce que les fils doivent considérer les souhaits et les valeurs de leur père tel qu’il était auparavant, ou tel qu’il est maintenant? Les critères de qualité de vie fluctuent pour un individu dans le cours de la maladie, quels sont les indices qu’Henri donne pour exprimer son bien-être et son bonheur? Gabriel et Éric doivent également décider du meilleur intérêt d’Henri, basé sur une évaluation de sa qualité de vie et des inconvénients associés à chaque option.
Le film illustre les tensions bien réelles, car l’analyse des deux fils concernant le meilleur milieu de vie pour Henri diffère. Éric plaide qu’Henri a besoin de visages familiers, de lieux communs, de routines. Ceci sera possible uniquement à la maison avec ses proches. Par contre, Henri fugue quotidiennement, il y a donc un risque imminent qu’il se perde ou qu’un incident plus grave se produise. Gabriel, conscient de ces risques et de la fatigue de son frère, croit que l’option la plus sécuritaire est une résidence.
Actuellement, les résidences québécoises ne sont pas exemptes de scandales. En janvier 2009, M. Wilson est mort à 94 ans après s’être ébouillanté dans sa baignoire au CHSLD. Il tentait de se relever suite à une chute et s’est agrippé au robinet d’eau chaude. En décembre 2009, M. Gibeau est décédé après qu’un préposé aux bénéficiaires ait débranché le système d’appel sans assurer la surveillance des usagers dans une ressource intermédiaire. En 2010, Mme Brykowycz meurt dans une résidence privée suite à l’aggravation de plaies de lit, alors qu’une autre dame décède en CHSLD en lien avec des contentions. Malheureusement, ces cas ne semblent pas être isolés. Alors, quoique Gabriel veut bien faire et protéger Henri en le relocalisant dans une résidence, Henri pourrait être une autre victime silencieuse du système.
Dans les dernières années, devant les problèmes associés au système de santé public, la privatisation semble avoir été la réponse dominante. La privatisation répond à une idéologie de libéralisme économique où le privé est présumé pouvoir mieux contenir les dépenses grâce à la compétition des marchés, la libération des contraintes bureaucratiques et à la surveillance des actionnaires qui sont à la recherche de profit. Par contre, la quête du profit peut avoir un impact humain dramatique si elle incite les institutions à adopter des comportements allant à l’encontre de la qualité des soins offerts aux bénéficiaires. Est-ce que le discours économique masque l’évidence?
On nous dit qu’avec la privatisation basée sur les principes du marché et de la concurrence, tout le monde est gagnant. Le partenaire privé fait du profit, le gouvernement limite ses dépenses tout en offrant une plus grande accessibilité à la population. Mais, l’évidence est la suivante : tout le monde gagne, sauf le patient qui y perd. Madame Brykowycz, Messieurs Wilson et Gibeau y ont perdu la vie. Ceci soulève un point majeur: est-ce que les résidences privées et publiques québécoises actuelles sont les mieux adaptés aux besoins et au bien-être des ainés québécois et de leurs aidants?
L’autre maison illustre clairement les conséquences directes du désengagement de l’État dans les soins aux aînés. Il augmente le fardeau des aidants naturels en les mettant devant un choix impossible – opter pour une relocalisation ou créer eux-mêmes un environnement favorable aux dernières années de vie de leur proche, avec une aide bien limitée de la part des soins communautaires. Ces aidants doivent mettre leur carrière de côté, et y laissent parfois leur santé. Devant ce drame, chaque famille aura son propre cheminement, selon les forces et les capacités de chacun, et selon le sens que prendra la maladie pour eux.
Il est encore temps de revoir nos modèles de soin et de bâtir une nouvelle richesse collective avec des milieux de vie innovateurs pour les individus souffrant d’Alzheimer. L’autre maison est un hommage à une famille qui s’est impliquée et qui a su mobiliser ses ressources. L’autre maison est aussi un appel à l’action : Quelles maisons sommes-nous en train d’imposer à nos proches?

10 organes dont on peut se passer pour vivre

Cancer, maladie de Crohn, fibromes... Certaines maladies peuvent entraîner l'ablation d'organes. Voici ceux qui ne sont pas vitaux et les conséquences quand on doit vivre sans, avec le Dr Pauline Morel, généraliste.

1 - On peut vivre sans estomac

Il est possible de vivre sans estomac, l'organe le plus proche du tube digestif.
Dans quels cas ? En cas de cancer ou quand on cherche à perdre du poids, un chirurgien peut procéder à une ablation partielle ou totale (plus rare) de l’estomac.
Les conséquences : Le médecin relie alors directement l’œsophage à l’intestin grêle. "Le patient peut avoir des difficultés à s’alimenter et ne pourra pas absorber certains nutriments. Il devra compenser par voie orale" souligne Pauline Morel.

2 - On peut vivre sans anus

On voit mal comment on pourrait s'en sortir sans anus.
Et pourtant, des alternatives existent en cas d'ablation.
Dans quels cas ? L’anus et le rectum peuvent être endommagés par une maladie inflammatoire du côlon, une rectocolite hémorragique, la maladie de Crohn, ou bien porteurs d’un cancer épidermoïde ou du bas rectum. Dans ces cas là, on peut procéder à l’ablation totale de l’anus et/ou du rectum.
Les conséquences : "La fin du côlon est alors abouché à la peau et les selles s’évacuent par une poche au niveau du ventre", explique le Dr Morel.

3 - On peut vivre sans vessie

Aussi incroyable que cela puisse paraître, l'homme peut se passer de vessie... s'il compense par certains dispositifs.
Dans quels cas ? En cas de cancer, la vessie peut être retirée.
Les conséquences : Pour compenser cette perte, "on pratique une dérivation urinaire de type Bricker, qui forme un conduit dirigeant les urines à l’extérieur où elles s’écoulent par une poche", explique la généraliste.

4 - On peut vivre sans rate

On peut vivre sans rate (qui se situe au niveau du flanc gauche sous le diaphragme), mais cela entraîne un risque infectieux important car cet organe joue un grand rôle dans notre système immunitaire.
Dans quels cas ? "L’organe peut se rompre lors d’un traumatisme ou être ôté suite à un dérèglement hématologique issue d’une drépanocytose, par exemple", explique le Dr Pauline Morel.
Les conséquences : Dans les premiers temps suivant l'ablation, le patient doit généralement compenser par la prise d’antibiotiques. Les choses peuvent varier si l'ablation concerne un adulte ou un enfant.
Et l’expression "courir comme un dératé" ? Elle vient de l’antiquité ! Les Grecs et Romains pensaient que la rate était à l’origine du point de côté et qu’en l’enlevant, ils pourraient courir mieux et plus vite.

5 - On peut vivre sans pénis

Et oui messieurs, cela peut paraître difficilement concevable, mais les hommes peuvent réellement vivre sans pénis.
Dans quels cas ? Un cancer peut nécessiter l’ablation totale ou partielle du pénis.
Les conséquences : "Il est possible de vivre sans verge mais cela nécessite une chirurgie réparatrice pour fixer une voix urinaire sur la peau", explique le Dr Morel.

6 - On peut vivre sans côlon

Même si cela peut entraîner quelques difficultés digestives, il est possible de se séparer entièrement du gros intestin.
Dans quels cas ? En cas d’une très grosse tumeur, d’obstruction intestinale, d’importants facteurs de risque de cancer colorectal, de rectocolite hémorragique, de maladie de Crohn... le côlon peut être retiré partiellement ou en entier.
Les conséquences : "On peut vivre sans côlon mais cela nécessite une opération chirurgicale réparatrice pour rattacher l’intestin grêle au rectum", souligne le Dr Pauline Morel. Le patient peut être amené à porter une poche extérieure pour recueillir les selles, celles-ci ne pouvant se déplacer normalement vers l’anus.

7 - On peut vivre avec un poumon en moins

Un seul poumon serait suffisant pour assurer tout le travail respiratoire.
Dans quels cas ? Cancer des poumons (tumeur), causes infectieuse graves, mucoviscidose. Les poumons, trop endommagés, peuvent être amputés en partie. "On peut enlever un ou plusieurs lobes pulmonaires (lobectomie) – il en existe trois à droite, deux à gauche – et potentiellement n’avoir plus qu’un seul poumon", indique le Dr Pauline Morel, généraliste.
Les conséquences : Cela impacte mécaniquement la capacité respiratoire, car il y a moins d’alvéoles, moins de bronches, et la faculté du poumon à oxygéner le sang est réduite. "Mais le poumon restant peut apprendre à compenser et devient progressivement plus performant jusqu’à retrouver en grande partie les capacités respiratoires initiales."

8 - On peut vivre avec un rein en moins

Il est tout à fait possible de ne vivre qu’avec un seul rein sur les deux.
Dans quels cas ? " Le déficit peut être génétique, venir d’une ablation à cause d’une tumeur rénale, ou bien parce que la personne à été donneur", explique le Dr Pauline Morel.
Les conséquences : "Un seul rein filtre aussi bien le sang que deux reins. Les problèmes sont plus liés aux potentielles maladies : pyélonéphrite (infection bactérienne du rein), calculs rénaux... qui peuvent abîmer le seul rein restant."

9 - On peut vivre sans utérus

L'utérus a un rôle essentiel dans la fonction reproductrice de la femme.
Certaines d'entre elles peuvent cependant être amenées à subir une hystéréctomie ou ablation de l'uérus.
Dans quels cas ? En cas de cancer, d’endométriose ou de fibromes dans la muqueuse utérine. Il est possible d'ôter en même temps les ovaires.
Les conséquences : Dans les deux cas, les organes ne sont pas nécessaires pour vivre mais s'en priver entraînera directement la ménopause.

10 -On peut vivre sans thyroïde

La thyroïde régule une grande partie du système hormonal humain.
Pourtant, si l'on compense avec le bon traitement, on peut vivre sans.
Dans quels cas ? L’ablation de la thyroïde peut être effectuée à la suite d’un cancer ou d’une dysfonction de l’organe.
Les conséquences : "Le patient peut vivre sans sa thyroïde s’il prend un traitement substitutif à vie, pour recréer les hormones", prévient le Dr Morel. Ceux-ci sont en effet indispensables : ils régulent le rythme cardiaque, le mémoire, l’aspect de la peau...



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